Electroculture

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Electroculture – Les bases

 

Retranscription du document original (Magasine Rustica n° 458 du 20 au 26 septembre 1978):OK_electriser_le_potager_1978.pdf

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Les nouveaux sorciers verts

Des poireaux gros comme un bras de jardinier, des fraises belles comme des oranges, de l’ail quatre fois plus beau, c’est le potager géant. Le potager de l’électroculture cette reine du jardinage aux miraculeuses méthodes.

« Une tête de 800 g! Ce n’est rien, affirme M. Thévenin. A la limite ca peut arriver une fois. Non, ce qu’il faut ce n’est pas en récolter une mais cent. Vous voyez ce carré de 25 m², planté en ail, la récolte sera sûrement de 100 kg, au lieu de 10 en culture traditionnelle. »

Nous étions fin juin, quand M. Thévenin me racontait cela. Fin juillet au moment de l’arrachage, je suis retourné le voir il n’avait pas menti. Les aulx couchés sur le sol, se ressuyaient au soleil. Ils offraient des têtes de 900 g et 1 kilo. 100 kg d’ail sur 25 m² de potager, M. Thévenin avait gagné son PARI. 800 g.. L’aiguille de la balance s’est stabilisée et annonce 800 g. A gauche, dans un plateau une tare, à droite dans l’autre plateau une tête d’ail. Vous avez bien lu! C’est bien une tête d’ail de 800 g que M. Thévenin a mis dans sa balance. Elle est grosse, cinq fois plus grosse qu’une tête d’ail normale.

L’électroculture fée du jardinage

L’auteur de ces résultats incroyables, cette fée du jardinage, cette muse jardinière a pour nom l’électroculture.

« Tiens vous connaissez!

– Oui des fils qu’on branche à un compteur. Et puis on fait passer du courant. Ce n’est pas naturel…

– Non, non… »

Non l’électroculture et l’E.D.F. n’ont rien à voir. Certes il s’agit bien de courant, mais il n’est pas produit par une centrale. Il se trouve dans l’air, dans la terre, en nous. Cette électricité gratuite, naturelle prend plusieurs aspects:

  • Le champ magnétique terrestre
    Le champ magnétique converge vers le pôle Nord. Preuve en est, l’aiguille de votre boussole qui est sous son influence et indique constamment cette direction.
  • Les courants telluriques
    Ce sont des courants électriques qui parcourent la terre. Ils se déplacent logiquement d’Est en Ouest, mais leur trajectoire varie selon la disposition et la constitution des couches terrestres. D’après les physiciens, leur intensité diffère selon les mois de l’année. En juin leur intensité est maximum, en septembre minimum.
  • Les ondes cosmiques
    Elles viennent de la stratosphère et pénètrent l’écorce terrestre.

L’électroculture consiste donc à capter et à combiner ces forces électro-magnétiques au profit des plantes. Un légume ainsi cultivé pousse mieux; sa graine germe plus vite; il croît plus facilement, devient plus gros. Il se défend mieux tout seul, face aux maladies ou aux parasites. Il résiste mieux à la sécheresse ou dans un sol ingrat. En effet, cet apport d’énergie permet aux racines d’aller chercher leur nourriture beaucoup plus profondément et d’atteindre des nappes d’eau souterraines inaccessibles à une plante cultivée normalement. Cette énergie, tout végétal la reçoit naturellement: par ses racines (qui jouent le rôle d’antennes) il capte l’électricité négative du sol et la libère par ses parties aériennes (antennes également). Ces dernières recueillent l’électricité atmosphérique positive. L’échange de ces forces détermine la croissance du végétal et le bon fonctionnement du système chlorophyllien; en résumé, il organise la vie grâce à l’ascension de la sève. Les plantes cultivées par électroculture profitent donc au maximum de cette énergie qui, si elle n’était pas ainsi récupérée, serait gaspillée. Ceci est la théorie des « électrocultivateurs », malgré certains écologistes qui affirment que l’électroculture détourne des forces naturelles bénéfiques à tout un ensemble au profit d’un végétal privilégié ou d’une culture particulière. Je ne rentrerai pas dans ce débat, mais il me paraît nécessaire de signaler l’existence de ces deux thèses. Par ailleurs il apparaît que l’électroculture permet avant tout de révéler et de produire une énergie salutaire. En effet tout végétal est conducteur pour un courant électrique de quelques millivolts (expérience faite en branchant un contrôleur de courant sur un plant de fève); en présence d’une installation d’électroculture ce courant électrique s’amplifie.

L’électroculture vous intéresse, vous la découvrez aujourd’hui. Sachez toutefois qu’elle existe depuis fort longtemps. Les anciens, les Égyptiens en particulier, s’étaient rendus compte qu’autour de certains édifices ou de rochers, et selon certaines orientations, la végétation poussait mieux et plus dru. les chercheurs se sont penchés sur cette affirmation et lui ont trouvé une explication: certains rochers sont riches en métal électropositif (comme le cuivre), le sol étant lui naturellement porteur de charges électriques négatives, ils ont pensé qu’en certains endroits, il y avait production naturelle de forces électromagnétiques bénéfiques aux plantes.

Vous voulez donc monter une installation dans votre potager. Il en existe plusieurs sortes. Toutes sont des prototypes (déjà vous pouvez trouver dans le commerce un appareillage léger, voir nos annonces publicitaires).

imgADans Rustica, il y a quelques années nous vous avions montré quelques installations simples (voir un des exemples: schéma A).

Aujourd’hui le « système Paulin », du nom de son inventeur, est le plus facile à réaliser pour l’amateur. Il est constitué d’une antenne métallique peinte (tube de canalisation), chapeautée de pointes en fer, isolée (isolation en porcelaine récupéré sur les lignes électriques hors d’usage, une bouteille plastique ou tout autre matériau non conducteur placé à la base de l’antenne) et fichée en terre. Un fil de cuivre relie l’antenne à un morceau de grillage en fil de fer galvanisé (grillage ordinaire vendu dans le commerce) long de 3 à 4 mètres selon le carré de terre à cultiver, et haut de 20 cm. Ce grillage est enterré à quelques centimètres de profondeur pour faciliter l’emploi des outils de jardinage. imgBA 2 ou 3 mètres, face à ce grillage de mêmes dimensions mais d’un métal électropositif, par exemple en cuivre ou en laiton. Il n’est rattaché ni au précédent ni à l’antenne en cuivre (voir schéma B). Le tout est orienté de façon à permettre le passage des courants telluriques Nord-Sud.

Une autre installation (orientée Nord-Sud) consiste à placer un aimant droit (éliminez les aimants type fer à cheval) sous terre et à le relier à un quadrillage de fils de fer galvanisé placé parallèlement. Le pôle positif (Nord) de l’aimant est dirigé vers le Nord (voir schéma C).

Pour d’autres expériences, vous pouvez aussi réaliser une cage en fil de fer galvanisé. Vous l’enterrez légèrement. Au centre de ce cylindre vertical vous piquez une antenne en cuivre non reliée à la cage (voir schéma D). Les cultures semées ou plantées à l’intérieur donnent généralement un rendement deux à trois fois plus élevé que les cultures traditionnelles. J’ai vu chez M. Thévenin des aulx ainsi cultivés qui dépassaient d’une bonne tête (10 centimètres) leurs voisins.

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L’électroculture sans fil

imgEMais le fin du fin en électroculture consistera demain à supprimer antenne et fil. Comment, direz-vous, capter l’énergie nécessaire? En fabriquant une « pile naturelle »: de chaque côté du terrain à cultiver sont disposées deux bandes de compost. L’une est acide (chargées d’ions positifs) et constituées de terre de bruyère, mâche-fer, sable de Loire, sablon de carrière, poudre de roche, tourbe, cendres de bois, poussier de charbon, suie, fumier de poule; l’autre est basique (carencée en ions positifs) et composée de tuf, terre calcaire, plâtre et chaux de maçonnerie, fumier de ferme. Par le système des vases communicants les corps basiques attirent les ions positifs des corps acides. Un mini courant électrique naît de cet échange et traverse la planche en culture. Il stimule sur son passage la végétation (voir schéma E).

Des légumes énormes, une production plus importante, une rentabilité accrue, la réduction de l’arrosage (50 à 70%), et l’économie sur la fumure, pour une culture entièrement biologique, voilà les avantages de l’électroculture. Cette technique de jardinage de l’an 2000, née pourtant de l’antiquité n’a pas fini de nous étonner. Nous attendons le récit de vos expériences.

 

 

Electroculture – Les bases revisitées

Suite au document parlant de l’électroculture sur cette page: Electroculture – Les bases
Je souhaite y ajouter quelques explications plus techniques, car il contient plusieurs erreurs dans l’explication; cela dit les Schéma et les installations qui y sont décrites sont correctes, mais les explications ne le sont pas tout à fait et c’est aussi un peu incomplet à mon goût.
Des documents sur l’électroculture existent en deux versions, il y a deux visions de l’électroculture, qui sont différentes, mais peuvent à mon avis très bien être complémentaires l’une de l’autre:
Venant du monde anglophone: beaucoup de documents existent parlant d’électroculture, mais ceux-ci parlent en majorité de l’utilisation de haut voltages générés par des générateurs (majoritaire des bobines Tesla) et qui, par diverses méthodes, sont envoyés dans le sol ou dans les airs pour aider la croissance des plantes.
Venant du monde francophone: une autre sorte d’électroculture est décrite, qui se base sur l’utilisation des propriétés naturelles de certains matériaux pour attirer les électrons dans l’air et dans le sol et les faire mieux circuler aux endroits voulus.
Ces deux méthodes sont à mon sens complémentaires. Mais il faut faire la distinction, car quand on cherche ce qui existe sur l’électroculture on tombe facilement sur des textes qui parlent du même sujet, l’électroculture, mais qui ne décrivent pas du tout les mêmes méthodes.
La version francophone de l’électroculture consiste à utiliser des matériaux spécifiques, arrangés de façons spécifiques aussi pour profiter d’une propriété naturelle inhérente à tous les matériaux, c.a.d. l’électronégativité de ces matériaux. Certains matériaux sont plus électronégatifs que d’autres et donc en utilisant différents matériaux on peut plus ou moins guider un flux d’électrons naturellement captés.
La version anglophone est aussi très intéressante, car dans tous les documents que j’ai pu lire, c’est basé sur l’utilisation de haut voltages générés par des bobines Tesla, or comme je l’explique autre part sur ce site, les bobines Tesla génèrent des courants électriques de très hauts voltages avec très peu de courant en utilisant le phénomène de résonance. C’est ca, la résonance, qui rend l’idée fantastique aussi, car comme je l’explique pour ma compréhension de l’orgonite, l’orgonite semble marcher par un effet de résonance recréant des vibrations de champs électriques avec une fréquence pure. Une bobine tesla crée des hauts voltages à haute fréquence, mais surtout d’une pureté quasi inégalée, c.a.d. des ondes sinusoïdales magnifiquement régulières. Or comme vous le savez peut-être déjà, je pense que ces champs électriques qui ont une vibration parfaite (l’onde sinusoïdale n’étant pas déformée du tout) sont très bénéfiques pour tous les êtres vivants: les plantes, les insectes, les animaux et les humains et même ce qu’on considère comme inanimé. Les plantes adorent la musique classique, qui est une vibration sonore très propre, avec des harmonies parfaites entre différentes notes. Donc je pense aussi que les plantes adorent des vibrations parfaites d’autres types, dans ce cas ci électrique. Ce sera un sujet d’information que je compte bien aborder dans le futur.
Pour le moment, revenons-en à l’électroculture, version francophone, elle se base sur l’électronégativité naturelle de tout élément existant sur terre.
L’électronégativité est simplement la tendance qu’à un certain matériau d’attirer les électrons, plus elle est haute plus l’élément en question attire les électrons. C’est sur ca que je souhaite corriger/expliquer les erreurs de ‘rigueur’ que j’ai constaté en lisant/retranscrivant le document de 1978 (Electroculture – Les bases).
Il n’y a pas vraiment d’électroposivité, c’est une mesure relative de l’électronégativité; c.a.d. que l’Or par exemple a une électronégativité de 2,4 (ou 2,54 selon d’autres mesures), le fer a une électronégativité de 1,83, donc comparé à l’or, le fer est électropositif, car l’or attire beaucoup plus les électrons que le fer. On ne peut parler d’électropositivité d’un matériau que par rapport à un autre, ca n’a aucun sens d’appeler un élément électropositif… Non, on peut juste dire qu’il est plus/ou moins électropositif (ou moins/plus électronégatif) comparé à un autre.
Donc, techniquement, voici une table périodique, pas très précise, indiquant l’électronégativité des éléments connus, eh oui c’est bien la chimie à petites doses et ce n’est pas si compliqué que ca. Par contre je ne vais pas entrer dans les détails de comment l’électronégativité est déterminée, car là ca devient bien plus compliqué!

Ici vous pouvez voir que le Fluor (F) en haut à droite est l’élément le plus électronégatif existant. Après il faudrait aussi parler de l’électronégativité d’alliages et de combinaisons de matériaux, car dans la nature et dans notre société on trouve souvent des choses qui ne sont pas juste l’élément en lui même, comme le laiton qui est un alliage de cuivre et de zinc, le quartz, qui est du silicone et de l’oxygène etc. tous ces assemblages ont aussi une électronégativité propre, mais ca devient beaucoup plus dur à déterminer. Donc restons-en aux éléments purs, et ceux qui nous intéressent pour l’électroculture, que je vais classer par ordre décroissant d’électronégativité:
Or (Au): 2,4
Platine (Pt): 2,2
Argent (Ag): 1,93
Cuivre (Cu): 1,9
Fer (Fe): 1,83
Zinc (Zn): 1,65
Aluminium (Al): 1,61
Ça suffira largement! Juste en voyant ca vous pouvez aussi comprendre que les métaux précieux sont très utiles en électronique, car non seulement ce sont d’excellents conducteurs d’électricité, mais aussi très électronégatifs (en ce qui concerne les métaux). Cependant, veuillez noter qu’une haute électronégativité ne va pas de pair avec une haute conductivité électrique, le Fluor est l’élément le plus électronégatif connu, de ce fait aussi très réactif, car vu qu’il attire les électrons très facilement il a toujours tendance à se lier avec d’autres éléments et ne reste vraiment pas facilement à l’état pur dans la nature, mais il n’est pas un conducteur électrique pour autant, car la conductivité électrique dépend surtout du fait qu’il y ai un électron libre sur l’orbite externe d’un atome, ou peut-être deux, mais le fluor en a sept…
Bref, pour en revenir à l’électroculture, nous avons maintenant l’électronégativité des métaux les plus courants, donc on peu aller dans plus de détails.
Prenons le premier Schéma, A, que j’ai ré-édité pour plus de clarté.

Le graphite est une forme de carbone, donc j’y ai associé l’électronégativité du carbone, 2,55, ce n’est peut-être pas 100% correct, mais même si c’était 2,3 ou 2, c’est clairement supérieur à l’électronégativité du zinc qui est de 1,65. Donc le carbone attire plus les électrons que le zinc, ce qui fait que le courant d’électrons naturels va naturellement traverser le fil de cuivre en allant de l’électrode en zinc vers celle en graphite. Les électrons sont ici majoritairement captés dans le réservoir infini d’électrons qu’est la terre! Si les électrodes sont au contact de l’air elles vont aussi clairement capter des électrons dans l’air. Ce qu’il faut aussi bien comprendre, c’est pour ca que j’ai ajouté des flèches en pointillés rouges, c’est que les électrons vont aussi passer à travers le sol d’une électrode à l’autre, car le sol est un conducteur (à conductivité variable, selon l’humidité et les minéraux présents). Voilà cette installation est claire; elle favorise le flux d’électrons aussi bien à travers le sol que dans l’air avec le/les fil/fils en cuivre.
Passons au Schéma B, qui est aussi ré-édité.

Juste avant de commencer, au long de l’article, faites attention aux directions du nord, sud, est, ouest si vous voulez bien construire une des ces installations; parfois le nord est vers le haut, parfois c’est INVERSÉ, comme ici.
Ici il faut bien comprendre qu’il y a deux parties, l’antenne et les grillages. L’antenne a une pointe en un métal moins électronégatif que le tube. C’est fait exprès, dans le document original ils disent d’utiliser du fil de fer, mais le zinc me semble aussi bien approprié. le tube en cuivre est aussi le plus approprié, car il a une électronégativité de 1,9, ce qui permet de trouver facilement des autres métaux pour la pointe qui sont moins électronégatifs; le zinc (1,65), le fer (1,83). Le haut de l’antenne est moins électronégatif que le tube, donc les électrons de dirigent naturellement vers le tube. Le but de l’antenne est de collecter des électrons dans l’air. Il faut ensuite bien remarquer que dans cette installation l’antenne doit être isolée du sol! C’est très important, il ne faut pas qu’il y ai de conduction électrique entre la base de l’antenne et le sol. Sinon comme pour le principe d’un paratonnerre, l’excès d’électrons va aller tout droit dans le sol. Ce n’est pas ce qu’on veut, ce qu’on veut c’est capter les électrons dans l’air et les envoyer dans la grille en fer d’abord!
Vous allez remarquer que quand on connecte le tube en cuivre avec un câble électrique standard (en cuivre) à la grille en fer galvanisé dans le sol, le cuivre a une électronégativité de 1,9, mais le fer seulement 1,83. Donc on pourrait penser que les électrons vont aller de la grille vers le tube en cuivre, vu qu’il a une électronégativité supérieure et donc le tube en cuivre devrait plus attirer les électrons que la grille en fer… Mais, ce n’est pas le cas, car ce qu’il ne faut pas oublier c’est que les courants électriques cherchent tout le temps à aller vers la terre, les éclairs touchent le sol, on isole nos maisons avec une prise à la terre. C’est un peu paradoxal, la terre est autant un réservoir d’électrons, qu’un absorbant d’électrons. Enfaite c’est parce que la terre absorbe pleins d’énergies naturelles qu’elle est toujours pleine d’électrons! Et de toute façon, soit dit en passant, il y a des électrons libres absolument de partout!
Donc ici, les électrons accumulés à partir de l’air dans l’antenne, sont transférés au grillage en fer, car le fer est connecté à la terre donc les électrons vont naturellement dans cette direction, l’électronégativité des matériaux ne change rien pour ce transfert d’énergies de l’antenne à la terre/grille. Donc on a une antenne qui infuse des électrons dans le grillage en fer, et ces électrons arrivent dans le grillage en fer et doivent se disperser, les électrons qui arrivent de l’antenne vont d’abord aller dans le grillage en fer avant d’aller dans la terre, car le fer est un meilleur conducteur électrique que la terre (il a moins de résistance). C’est là que l’autre grillage opposé joue son rôle, vu qu’il est de nouveau en cuivre ou d’un métal plus électronégatif que le fer, les électrons circulant dans le grillage en fer auront une tendance à être légèrement attirés par le grillage d’en face avant d’aller se disperser de toute façon…
D’un point de vue électrique c’est évident, les électrons prennent toujours le chemin avec le moins de résistance électrique; donc ils arrivent dans le grillage en fer et ensuite doivent aller dans le sol, or d’un autre côté il y a le grillage en cuivre, légèrement plus électronégatif, donc ca crée naturellement un chemin un tout petit peu moins résistant en direction du grillage en cuivre (car additionné à la résistance de la terre il y a l’attraction du cuivre..)
L’autre point important, qu’il faut noter c’est que c’est grillages doivent être placés à l’est et à l’ouest, parce que en direction nord-sud on veut laisser tranquille le champ magnétique naturel.
Là je m’avance avec mes compréhensions propres pour expliquer, pourquoi doit-on faire aller les électrons dans le sol de l’est vers l’ouest? et non de l’ouest vers l’est? Si on prend on compte le sens de rotation de la terre, si on pouvait laisser un objet dans l’air qui ne soit pas sous l’effet de la gravité terrestre, ni de l’inertie etc. eh ben au fur et à mesure que la terre tourne, cet objet en question se retrouverai autre part sur la planète sans avoir besoin de se déplacer. Or en faisant aller les électrons de l’est vers l’ouest, la terre tourne en sens opposé, donc cela favorise de façon minime un déplacement plus facile des électrons d’est en ouest, plutôt que le contraire. (curtotu étant donné qu’un électron est tellement léger, il n’est pas affecté par la gravité de la même façon que des objets. Ça devient compliqué de se poser ce genre de questions, car il faut aborder le sujet des vitesses relativistes et non relativistes..
Sinon il y a aussi une autre approche intéressante qui me semble aussi importante à prendre en compte, une onde électromagnétique est composée, comme sont nom l’indique, d’un champ magnétique et d’un champ électrique.

Une particule de lumière (représentée par le point vert), se dirige vers la droite ici, avec les champs électriques et magnétiques représentés ci-dessus. Si on considère que le champ magnétique naturel et le champ électrique allant d’est en ouest pourraient inciter des ondes électromagnétiques à se caler sur ces mêmes champs électriques et magnétiques pour se diriger, on peut en tirer que l’installation ci-dessus guide les ondes lumineuses en direction de l’intérieur de la terre. D’ailleurs les courants telluriques naturels et le champ magnétique naturel sont dans ce même sens de toute façon. Cette installation d’électroculture favorise la pénétration de la lumière dans le sol… Si quelqu’un comprends ca, en tout cas c’est ce que j’en tire. Il ne faut pas oublier que ce que nous voyons n’est qu’une infime partie du spectre lumineux, pleins de fréquences invisibles à nos yeux peuvent être mieux guidées vers le sol, d’après moi, les ondes cosmiques sont des ondes électromagnétiques aussi.

Passons au Schéma C, aussi ré-édité.

Cette installation, au lieu de favoriser le déplacement d’électrons naturels, amplifie l’orientation du champ magnétique naturel. N’oubliez pas en voyant l’image, que l’aiguille de la boussole qui pointe vers le nord magnétique, signifie que ce qu’on considère comme le nord est enfaite le pôle sud d’un aimant, c’est une convention assez déroutante, cependant très logique! Cette installation, n’a plus besoin d’être expliquée plus que ca car ici il n’est pas question d’électronégativité des métaux, on pourrait plus appeler cela de la magnétoculture… L’aimant amplifie l’alignement naturel des électrons dans le fer, qui est un matériel ferromagnétique et donc les électrons peuvent garder un alignement plus ou moins permanent. Ici on ne peut pas utiliser une grille en cuivre ou d’un autre métal non ferromagnétique, il faut un métal ferromagnétique.
Ce qui peut-être noté encore une fois, et qui est ma propre conclusion, est encore que d’après moi cette installation permet aussi de mieux guider la lumière vers le sol, étant donner que le courant tellurique électrique allant d’est en ouest n’est pas perturbé et qu’on ‘amplifie’ le champ magnétique terrestre.
Le Schéma D maintenant.

Cette installation est clairement la plus simple à mettre en place, dans un pot de fleurs, ou autour d’une plante dans le jardin. Mais elle me semble moins efficace comparée à la méthode B et C. Et Si on oriente bien l’installation A, je pense aussi que ce montage (A) est plus efficace que cette installation.
Mais c’est là plus simple à mettre en place et je pense qu’elle apporte quand même des effets très bénéfiques. Le point négatif que je vois ici est que le courant naturel d’électrons dans le sol sera multidirectionnel et donc cela n’amplifie pas les courants telluriques naturels. Cependant cette installation permet clairement de favoriser le flux d’électrons dans le sol et hors sol. L’antenne est pareille que l’installation B, avec une pointe faite avec un métal qui a une électronégativité inférieure au tube en cuivre, donc cela attire les électrons de l’air vers le sol. Par contre ici l’antenne est plantée directement dans le sol. Ici il faut voir, comme dans l’installation B, encore 2 systèmes plus ou moins indépendants l’un de l’autre, mais quand même reliés!
L’antenne est directement plantée dans le sol et donc les électrons captés dans l’air vont naturellement vers le chemin de moindre résistance électrique, c.a.d. ils vont se diffuser dans le sol. Ensuite la grille autour, en fer galvanisé, donc d’électronégativité inférieure au cuivre, va, il me semble, capter les électrons dans le sol et aussi ceux diffusés pas l’antenne et à nouveaux il y aura un flux d’électrons qui va aller du grillage vers l’antenne. Et ainsi de suite le cycle continue, ils retournent dans l’antenne, retournent dans le sol, sont partiellement re-captés par le grillage etc.
Cette installation il me semble, aide les électrons captés naturellement à ‘tourner en rond’ au même endroit pendant beaucoup plus longtemps que si il n’y avait pas cette installation. Ce qui permet à la plante de prendre le temps d’absorber plus d’électrons, vu qu’ils ont tendance à re-circuler au même endroit pleins de fois de suite.
Finalement, le Schéma E, qui à moi aussi, comme aux éditeurs du magasine Rustica, me semble le fin du fin, car là on fait vraiment avec ce qu’il y a dans la nature aux environs proches et rien d’autre.

Leur explication était tout à fait correcte, la seule chose qui manque à ce Schéma c’est de bien orienter les bandes de compost, pour ne pas les mettre dans le sens Nord-Sud ou Sud-Nord, mais bien dans le sens Est-Ouest, pour amplifier les courants telluriques naturels et ne pas déranger le champ magnétique naturel de la planète.

Pour finir en écrivant ca je me suis rendu compte d’un dernier détail, les ondes comiques! Ce que j’en ai appris en astrophysique est que ces ondes peuvent toutes être considérées comme de la lumière (ou une vibration électromagnétique). Et donc si je ne me trompe pas dans ce que j’avance, les diverses installations d’électroculture, permettent, en amplifiants les courants telluriques ou le champ magnétique naturel, non seulement aux courants naturels terrestres de mieux circuler mais aussi aux ondes cosmiques de rentrer dans le sol bien plus facilement.

L’énergie vibratoire des ondes de forme de Jean-Paul Ronecker

L’énergie vibratoire des ondes de forme de Jean-Paul Ronecker
extrait L’ENERGIE VIBRATOIRE DES ONDES DE FORME

1. Les ondes cosmo-telluriques
2. Les ondes de forme
3. Les ondes humaines
4. Les travaux de Lakhowsky

Depuis quelques années, nous entendons de plus en plus parler d’ondes de forme, d’ondes cosmo-telluriques, de magnétisme ou encore d’influence à distance et de projection active de la pensée. Au gré des fluctuations du mouvement New Age (qui devient cependant de plus en plus une simple mode), les articles fleurissent aussi bien dans les revues spécialisées que dans les magazines populaires; les livres sur le sujet, auparavant de diffusion modeste, commencent à se faire une petite place au soleil sur les rayons surchargés des librairies.

Nous verrons que si ces mystérieuses ondes ne sont pas la panacée vantée par quelques-uns, elles ont toutefois des applications pratiques non négligeables dans la vie courante. Mais tout d’abord, il nous faut faire un peu mieux connaissance avec ces « forces » étranges et déroutantes que sont les « ondes de forme » . Précisons dès maintenant que le terme d’ « ondes » est peut-être impropre; leur nature n’étant pas définie. On les désigne également comme des « vibrations de faible énergie ». L’expression ondes de forme a été forgée en radiesthésie par MM. Chaumery et de Bélizal â partir de leurs recherches.

À quoi correspondent-elles? C’est très difficile à dire précisément. Les ondes de forme sont d’étranges phénomènes que l’on n’arrive pas (encore) à classifier. Au mieux peut on les apprivoiser pour s’en servir. À dire vrai, beaucoup de chercheurs et d’auteurs se sont penchés, au cours des siècles, sur ce phénomène. Ils l’ont constaté, l’ont étudié… mais n’ont pu en donner aucune explication qui soit unanimement acceptée. Peut-être les progrès de la physique dans les années à venir (et quand les scientifiques daigneront officiellement s’intéresser au problème) nous apporteront ils une réponse, mais pour l’heure les ondes de forme restent pudiquement voilées. Ainsi ne nous préoccuperons nous pratiquement pas de cet aspect de la question. Notre propos est de présenter un guide pratique de l’utilisation des ondes de forme dans la vie quotidienne, et nous nous en tiendrons essentiellement à cela.

Selon la théorie, ces ondes invisibles à l’oeil humain, d’origine inconnue, sont partout présentes. Comme les autres ondes, elles nous investissent, nous pénètrent dans les moindres fibres de notre corps. sans que nous en ayons conscience. Toutefois, elles ne sont pas encore, en l’état actuel de nos connaissances, clairement situées dans le spectre électromagnétique.

Tout ce qui a forme dégage de l’énergie, émet des ondes de forme qui agissent sur nous, en bien ou en mal, tant au plan physique que psychologique.

Toute onde, toute émanation de forme peut se localiser ou se re localiser dans d’autres formes. Inversement, toute forme émet une onde ou en capte d’autres.

En principe donc, toutes les formes, qu’elles soient bidimensionnelles (dessins, photos) ou tridimensionnelles (objets, meubles, maisons), émettent des ondes dites « de forme ». Personne n’a pu prouver la justesse de cette théorie (par ailleurs assez discutable), mais l’existence de ces « ondes », quelles que soient leur nature et leur origine véritables, ne semble pas devoir être mise en doute. Des expériences nombreuses (mais non reconnues officiellement, précisons le) ont montré leur existence et leur influence.

1. Les ondes cosmo-telluriques

L’influence des ondes dites « cosmo-tellurique », qui ne sont rien d’autre que l’action conjuguée des ondes cosmiques et de courants telluriques, est connue depuis longtemps.
Depuis des millénaires, les Orientaux, en particulier les Chinois et les Japonais, pensent que des courants invisibles traversent le monde physique. Ces énergies sont à la fois positives et négatives.
Le chi positif doit s’équilibrer avec le sha négatif. Le chi doit pouvoir emprunter une trajectoire sinueuse, tandis que les lignes droites du sha doivent être détournées pour les empêcher d’être néfastes. L’art de localiser les courants et de neutraliser ceux qui sont négatifs s’appelle le Feng SHUI.
Au Japon, aucun édifice important n’est bâti sans autorisation de l’expert en Feng SHUI. Même les particuliers y ont recours. Selon ces spécialistes, les voies sinueuses provoquent la chance et les voies rectilignes la malchance. C’est pourquoi dans les habitations, on arrête les lignes droites en disposant des miroirs ou des PARAVENTS.
L’Europe a également connu une technique similaire d’auscultation des sols : la géomancie.
Autrefois, on ne bâtissait pas une ville sans faire auparavant appel au géomancien pour tracer un relevé des courants bénéfiques et maléfiques.

Au début des années 1920, l’Anglais Alfred Watkins remit à l’honneur ces techniques. Il pensait que des voies rectilignes avaient été tracées à l’époque néolithique (4000/2000 avant notre ère) selon un système géomantique qui visait à les conformer à certains parcours de l’énergie vitale, appelés «ondes de forme telluriques ». Tous les monuments sacrés, comme les cercles de pierres, tel celui de Stonehenge, puis plus tard les églises (souvent bâties sur d’anciens sites païens), étaient situés sur ces parcours. Ces alignements sont parfaitement visibles sur une carte d’état-major. Les sites mégalithiques de toute l’Europe suivent ce même principe. Les alignements de Carnac, en Bretagne, sont placés sur des failles géomagnétiques, comme l’ont montré des études récentes. Notre moderne géobiologie, très en vogue depuis quelques années, n’est pas autre chose qu’une réactualisation plus scientifique de ces techniques ancestrales..

L’être humain, qui est une antenne par ses bras et ses mains et une prise de terre par ses pieds, est sensible à ces courants cosmo-telluriques. Focalisées par nos capteurs biologiques, ces énergies sont assimilées par notre corps énergétique (aura) qui les répercute sur notre corps physique. La médecine holistique (non reconnue officiellement) a clairement montré que notre corps énergétique est le plus sensible : il est donc malade ou guéri avant notre corps physique. La géobiologie (comme les sciences de pointe) permet de prendre conscience de ce que les Anciens savaient parfaitement, quoique de façon intuitive, c’est-à-dire qu’il existe un lien intime, une interdépendance entre les particules et les atomes de la Terre et du Cosmos, et ceux composant notre corps. La science se teinte ainsi non de mysticisme, mais de spiritualité. Cette approche holistique a permis de faire progresser la science dans des voies ignorées auparavant. C’est ainsi que les travaux de différents chercheurs ont mis en évidence l’existence de notre corps énergétique qui est le champ électromagnétique, ou aura, de notre corps physique. Cette énergie a pu être mesurée et matérialisée sur une plaque photographique par le procédé Kirlian (haute fréquence), ou encore celui de la spectroscopie (basse fréquence), à partir des travaux du Centre international de Médecine quantique.

Les courants telluriques sont des courants magnétiques, c’est-à-dire des phénomènes vibratoires auxquels notre corps énergétique est sensible. Si un lieu est déséquilibré ou chargé d’énergie « maléfique » (à cause de la constitution ou de la configuration du terrain), cela est perçu par notre champ bio électromagnétique qui répercute l’information sur notre corps physique qui, à son tour, développe maladies ou troubles. En effet, toute la Terre est parcourue par des courants magnétiques qui se croisent en un maillage (tel le célèbre réseau de Hartmann), avec des points telluriques où les intensités sont plus ou moins fortes. Ces points créent des axes magnétiques qui véhiculent l’énergie tellurique. Celle-ci se propage ensuite en empruntant des failles géologiques ainsi que certains types de gisements, tels ceux de quartz. Le réseau couvre toute la planète, créant des zones neutres, des lieux bénéfiques à la santé et au bien-être, et des endroits « maléfiques » générateurs d’ondes nocives. Impossible donc d’y échapper. Et l’influence du champ magnétique de la Terre, de l’atmosphère et des ondes cosmiques complexifie encore le phénomène.

Normalement, les couches atmosphériques filtrent les rayons cosmiques et nous protègent des ondes électromagnétiques ultracourtes et ultra pénétrantes engendrées par le vent solaire, mais dans certains cas, ces énergies venues du Cosmos peuvent interférer avec les courants telluriques et donner naissance à des hauts lieux cosmo-telluriques dont l’intensité énergétique varie avec la position du Soleil et l’activité solaire (orages magnétiques, protubérances, etc.. Il va sans dire que les déséquilibres de la biosphère, engendrés par les activités polluantes de l’être humain (en particulier la destruction de la couche d’ozone protectrice par les gaz C.F.C.-chlorofluorocarbone -et autres produits chimiques), perturbent les réseaux énergétiques. Il en va de même dans les habitations où, en plus de la nature du terrain et de la présence éventuelle de failles ou de cours d’eau souterrains, les matériaux de construction et les flux électromagnétiques des appareils électriques et électroniques agissent sur les courants cosmo-telluriques, et peuvent générer des ondes de forme ayant un effet néfaste sur la santé aussi bien physique que psychologique (par exemple les « maisons à cancer »).
Des recherches menées depuis le début du siècle en Europe, aux Etats-Unis et dans l’ex-U.R.S.S. démontrèrent l’influence des rayonnements souterrains sur la santé de tous les êtres vivants, mais aussi sur leur comportement et leur évolution. D’une façon générale, les travaux des géobiologistes ont prouvé que l’équilibre cosmo-tellurique pouvait être perturbé par différents facteurs, géologiques, cosmiques ou humains: tempête magnétique solaire, explosion de supernova, pluie de météores ou de comètes, cours d’eau souterrain, faille géologique, poche de gaz souterraine, galerie de mine obstruée, gisement de minerais (l’uranium, tout particulièrement), mais aussi par les erreurs d’architecture, l’électrification intense, les isolations synthétiques, certains matériaux de synthèse et l’emploi excessif de masses métalliques et de béton armé.
Les points forts et faibles du réseau cosmo-tellurique semblent avoir été connus dans les anciennes civilisations qui usaient de la géomancie pour les déceler. Les circuits initiatiques empruntent souvent les points forts du magnétisme où le futur initié s’imprègne des énergies cosmo-telluriques pour développer sa puissance spirituelle ou élever son niveau de conscience.

On sait, par ailleurs, que les oiseaux migrateurs et les baleines se servent des courants magnétiques pour se diriger dans leurs migrations. Pourquoi l’être humain n’aurait-il pas une telle sensibilité ?

Les hauts lieux initiatiques sont également placés en des sites où le magnétisme cosmo-tellurique est élevé. Les anciens constructeurs de mégalithes, de pyramides et plus tard de cathédrales semblent bien avoir eu connaissance de ces phénomènes naturels que nous redécouvrons aujourd’hui. Ces connaissances anciennes nous sont parvenues sous forme de traditions et de légendes. Ainsi, les courants telluriques, la vouivre des Celtes, sont symbolisés par les dragons et les serpents. Les forces cosmiques sont représentées par des aigles ou des cerfs; et les interférences cosmo-telluriques par des légendes comme celles de saint Michel ou de saint Georges terrassant le dragon, ou encore de la Vierge foulant aux pieds le serpent.

Il s’agit, en définitive, des représentations associant ou opposant des symboles solaires ou ouraniens et chthoniens (un bel exemple nous est fourni par le Cavalier à l’Anguipède gallo-romain, qui provient d’un mythe celte plus ancien).

On sait également qu’en Chine ancienne, les dragons étaient associés aux pratiques du Feng Shui, c’est-à-dire de la géomancie. Les géomanciens recherchaient les emplacements les plus favorables à l’édification des villes et des temples. Selon le Feng Shui, les courants magnétiques telluriques sont de nature négative (yin) ou positive (yang). Le courant positif était représenté par un dragon mâle et suivait normalement les lignes des hauteurs. Les routes allant ainsi de mont en mont étaient appelées lung-mei (routes du dragon). On prenait garde, en bâtissant les cités, les voies de communication ou les édifices, à préserver l’équilibre naturel des forces. Les sites étaient donc choisis pour être en harmonie avec « les courants locaux du souffle cosmique ».

L’Anglais John Mitchell, expert en Feng Shui, travaillant sur les sites mégalithiques britanniques (qui se répartissent suivant un réseau complexe correspondant aux lignes de force des principaux courants telluriques) a montré que leur tracé représentait, une fois pointé sur une carte de Grande-Bretagne, l’image approximative d’un dragon. En reliant les uns aux autres les principaux sites mégalithiques du sud de l’Angleterre, il a pu constituer un gigantesque alignement allant du Saint Michael’s Mount en Cornouailles à la côte est au nord de Lowestoft, en passant par les sites de Glastonbery et Avebury. De plus, cette ligne correspond à celle du lever du Soleil au ler mai (qui marque la fête de Beltaine ou Feu de Bel, culte solaire répandu dans toute la Celtie). En suivant cette ligne d’ouest en est, John Mitchell a constaté une étonnante concentration d’éléments associés au mythe du dragon : toponymie, anciennes sculptures, légendes locales, églises et sites consacrés à saint Michel et à saint Georges… Une telle profusion d’indications relatives au dragon ne peut évidemment pas être qu’une coïncidence. Des recherches similaires menées par l’auteur du présent ouvrage en Lorraine ont donné l’image d’un gigantesque cheval surmontant un serpent cornu (ce qui est une représentation classique de la déesse Solimara chez les Leuques, peuple celte qui habitait la région).

Héritée du monde néolithique, connue des Celtes, des GermanoScandinaves, de Rome et de Byzance, la géomancie était connue primitivement en Chine sous le nom de Hing-Fa, art des formes et des situations, dont le Feng Shui est la survivance. De l’Occident à l’Orient, la trace vivace de cette géobiologie d’origine néolithique est restée sous sa forme mégalithique. Cela est particulièrement vrai pour l’Angleterre où le réseau énergétique des pierres levées est beaucoup moins abîmé qu’en France, par exemple (où il a été détruit par les chrétiens et Charlemagne). Il s’agissait de dresser un relevé de l’état énergétique des lieux en repérant les courants cosmo-telluriques, et de remédier aux éventuelles déficiences pour déterminer les meilleures influences permettant à l’être humain de vivre en harmonie avec son environnement naturel. La géomancie servait à édifier les bâtiments, les monuments, les plans des villes et des fortifications (celles de Hanoï, tracées par des ingénieurs français furent ensuite modifiées pour correspondre aux données géomantiques), mais aussi à orienter les maisons et à déterminer l’emplacement du mobilier à l’intérieur de celles-ci.

A l’heure actuelle, la science holistique occidentale redécouvre cette sagesse et ces connaissances anciennes sous le nom de géobiologie.

Selon la nouvelle physique, un haut lieu est la résultante de trois facteurs : matière, énergie, et information. Un certain potentiel d’énergie émane du lieu, favorisant la néguentropie (c’est-à-dire l’ordre) et retardant l’entropie (le désordre). Les lieux « maléfiques » agissent inversement, engendrant troubles et maladies.

Un haut lieu cosmo-tellurique est la résultante d’un «plus » physique (physique classique : atome, proton, électron). Par exemple, une interférence géologique et géomagnétique par la présence d’un courant tellurique et celle de minéraux particuliers (quartz) qui canalisent cette énergie. Il en résulte une incidence sur le champ énergétique du lieu (physique quantique: quarks), lui-même porteur d’une certaine information (physique holistique : électron /antiélectron, matière / antimatière, gravitation /antigravitation, gravité /antigravité) . G.Altenbach et B.Legrais :lieux magiques et sacrés de France

L’Univers étant isomorphe, l’approche de la géomancie et de la géobiologie ne peut être qu’holistique. C’est déjà ce que professaient les alchimistes en disant que tout est dans Tout, que tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. En d’autres termes, les influences qui gouvernent l’Univers sont nécessairement les mêmes que celles qui régissent la vie sur Terre (ce qu’a d’ailleurs parfaitement démontré l’astrophysique). L’Univers est un tout qui ne peut être étudié par morcellement, mais il est également complexe, c’est-à-dire que réel et imaginaire s’y mêlent intimement. Cela a pour conséquence que toute idée, toute pensée correspond à un acte en trouvant sa réalité dans un autre système de référence, un autre plan d’existence ou une autre dimension si l’on préfère. Là est la clef de l’action à distance ou encore de la radionique (ondes de forme) ou de la télépsychie (projection mentale d’ « ondes de forme » ). Là où l’homme « mégalithique » plantait ses pierres dans la Terre, l’homme « moderne » trace des schémas émetteurs qui doivent agir en véhiculant des ondes de forme.

2. Les ondes de forme

Nous avons vu que ce que l’on appelle «ondes de forme » sont des radiations électromagnétiques ou du moins que l’on considère comme telles, dont la longeur d’onde est inconnue.

Leur origine est muurelle, mais la théorie prétend qu’il est possible de les générer artificiellement à partir d’appareillages électroniques (radionique), de simples graphiques ou encore de structures tridimensionnelles.

Chaque objet émettrait donc des ondes de forme. Une telle idée peut paraître sinon étrange, du moins inhabituelle. Pourtant, de nombreuses expériences dans le monde entier semblent l’accréditer. Quelles que soient leur nature et leur origine, ces mystérieuses ondes de forme paraissent bel et bien exister, et avoir une influence sur la vie, bonne ou en mauvaise.

Il y a quelques décennies, à la suite de recherches sur les vibrations des plantes, Monsieur de Bélizal avait attaché au tronc d’un jeune pommier vigoureux une forme spéciale en bois de trente centimètres de long. Il avait eu soin d’inverser les polarités naturelles de la forme par rapport à la normale; en d’autres termes, il l’avait mise à l’envers. Au bout de trois semaines, le pommier avait perdu ses feuilles.

Au cours de l’été 1929, une nouvelle route avait été ouverte entre Brême et Bremerhaven. Un an plus tard, on dénombrait plus de cent accidents sur cette voie. Tous les accidents s’étaient produits au même endroit, au kilomètre 239, sur une ligne droite qui ne présentait aucune difficulté. Lorsqu’ils furent interrogés par la police, les survivants déclarèrent avoir éprouvé une grande « excitation » au moment où leur voiture arrivait au niveau de la borne, et senti une force les faire dévier vers le bas?côté. Les accidents continuaient au kilomètre fatidique et la police restait très perplexe, lorsqu’un sourcier du pays, Carl Wehrs, avança que la force mystérieuse n’était rien d’autre qu’un puissant champ magnétique créé par un courant tellurique. Pour apporter la preuve de ce qu’il avançait, il se rendit sur les lieux, une baguette de sourcier à la main. Alors qu’il arrivait à proximité de la borne, la baguette vola de ses mains. Comme arrachée par une force invisible, elle fut projetée de l’autre côté de la route, tandis que le sourcier faisait un demi-tour sur lui-même! Wehrs appliqua sa propre solution au problème. Il enterra un coffre de cuivre rempli de petits morceaux du même métal en forme d’étoiles, juste à la base de la borne. Trois semaines durant, le coffre resta là et on ne dénombra plus aucun accident. On le retira, et les trois premières voitures qui passèrent eurent un accident. Le coffre de nouveau replacé, il n’y eut plus de drames à la hauteur du kilomètre 239.

Ces exemples illustrent la puissance et l’efficacité des formes maniées en connaissance de cause, ainsi que la variété d’utilisation des ondes de forme.

Nous verrons au cours de cet ouvrage comment créer des graphiques actifs « générant » des ondes de forme, comment se protéger des radiations maléfiques, ou encore l’utilisation mentale de ces ondes, car le corps humain possède lui aussi un champ magnétique propre.

3. Les ondes humaines

Les ondes humaines sont ce que nous appelons le magnétisme. Si l’existence d’un champ bio?électromagnétique autour des corps vivants (humains, mais aussi animaux et plantes) est aujourd’hui prouvée, force est de reconnaître que nous ignorons à peu près tout de la nature de ce que nous désignons comme « magnétisme humain ». Pour comprendre cette terminologie, il faut remonter deux siècles en arrière, à l’époque dite « des Lumières ».

Alors que Mesmer se faisait connaître par ses recherches sur les guérisons par l’imposition des mains, Gauss mesurait le champ magnétique de la magnétite ou pierre d’aimant. On fit immédiatement le lien entre ces deux phénomènes, magnétisme minéral et influence émanant des corps vivants. C’est pourquoi Mesurer choisit le terme de « magnétisme animal » (il ignorait que les végétaux étaient aussi concernés) pour désigner cette « force » connue depuis longtemps. Mais tout cela sentait trop la magie en ce siècle des Lumières, et Mesmer ne put faire reconnaître son étrange « découverte » à la science balbutiante de l’époque.

Au cours du temps, de l’Antiquité à nos jours, cette force
inconnue qui permet l’action de l’esprit sur la matière, que l’on appelle improprement les « phénomènes paranormaux », a reçu de nombreuses dénominations, comme nous le voyons sur le tableau page suivante.

Ce phénomène, quelles que soient son origine et sa nature, est perçu comme une énergie qui baigne l’Univers tout entier et toutes ses manifestations (minéral, végétal, animal, humain, structure atomique…), à des niveaux vibratoires différents.

Sa nature, si l’on en croit certaines recherches scientifiques actuelles (Émile Pinel, Jean-E. Charon, Costa de Beauregard, Boris Presman…), serait électromagnétique (corpusculaire et/ou ondulatoire). Selon les mesures effectuées par Boris Presman, sa longueur d’onde serait à une marge inférieure à celle des rayons X.

Un large champ d’investigations s’est ouvert à la science de pointe, et les recherches ont permis une avancée non négligeable en ce domaine. Peu à peu, cette force énigmatique, que nous appelons dans cet ouvrage, par simple commodité, rappelons-le, « ondes de forme » ou « champ de forme », livre ses secrets. Nous rendrons brièvement compte plus loin de ces recherches qui nous permettent de mieux cerner le phénomène, même s’il est encore très mystérieux.

DIFFÉRENTES DÉNOMINATIONS DES PHÉNOMÈNES PARANORMAUX

Chine antique ============= Énergie vitale.
Inde ancienne ============= Prâna.
Polynésie, religion Huna ============= Mana.
Celtie, Gaule ============= Fleuve de Vie.
Paracelse ============= Munis ou Fluide astral.
J.-B. Van Helmont ============= Magnale Magnum.
Mesurer ============= Magnétisme animal.
Reichenbach ============= Force Odique.
Keely ============= Force Motrice.
Blondlot ============= Rayon N.
L.-E. Eeman ============= Force X.
Radiesthésie ============= Force rhabdique ou éthérique.
Radionique ============= Onde de forme ou champ de forme.
Parapsychologie soviétique ============= Énergie bioplasmique.
Parapsychologie tchèque ============= Énergie psychotronique.
É. Pinel ============= Champ unitaire causal.
J.-E. Charon ============= Éons.
Physique quantique d’avant-garde ============= Ondes quantiques.

Nous savons déjà qu’il est inhérent aux êtres vivants (magnétisme animal), qu’il se manifeste également en dehors d’eux (ondes de forme), qu’il prend diverses apparences (ondes cosmotelluriques, télépathie, télépsychie …), et qu’il pourrait être véhiculé par les formes, que celles-ci soient physiques ou mentales.

Les travaux modernes sur le magnétisme ont commencé avec Hector Durville. Cette théorie du magnétisme avait déjà été défendue par Lucrèce et son maître Épicure, par Démocrite, Platon, les pythagoriciens et Descartes. Cuvier, Lord Kelvin (avec ses atomes tourbillons), Félix Le Dantec, Bohn et Lartigue s’en sont également faits les défenseurs. Cuvier écrivait :

L’être vivant est un tourbillon à direction constante dans lequel la matière est moins essentielle que la forme.

Ces tourbillons moléculaires, conformément aux théories de Helmholtz, Maxwell, Poincaré, Berthelot, etc., peuvent subir des attractions et des répulsions; ils peuvent entrer en vibration. Or, si l’on en croit certains, une propriété essentielle de ces tourbillons serait de contenir le « principe directeur de la vie » , la « force vitale » des Anciens. A ce sujet, Lartigue écrivait:

Tous les tourbillons sont doués de la propriété de donner naissance à d’autres tourbillons plus petits, spécifiquement semblables au tourbillon générateur et, comme lui, susceptibles de s’accroître en masse et en énergie aux dépens de la masse et de l’énergie du milieu ambiant.

Il résulte de cette théorie, proche de la géométrie fractale actuelle, une émission possible de radiations. Ce rayonnement serait biologique, du moins en ce qui concerne les êtres vivants. Si les molécules sont électriquement chargées, elles vont créer un champ magnétique qui agira sur les ions (atome, groupe d’atomes, voire molécule, portant une charge électrique) du milieu extérieur et pourra ainsi leur communiquer un mouvement. Bohn a repris cette hypothèse

Les particules constitutives des substances organiques seraient douées de mouvements vibratoires. Lorsqu’une molécule protoplasmique vibre dans le voisinage de substances d’une constitution appropriée, elle leur communique son mode de vibration et le mode d’arrangement d’atomes qu’elle a elle-même. Ce serait là le secret de l’assimilation, propriété caractéristique des êtres vivants.

Il serait donc ainsi possible d’agir à distance en utilisant ce que les radiesthésistes appellent l’agent éthérique (et que nous appelons dans cet ouvrage ondes de forme ou champ de forme), et qui serait, comme nous l’avons vu, de nature électromagnétique. Nous retrouverions ainsi chez l’être vivant le principe d’émanation par la forme d’une force toujours présente et contenue. Chez l’être humain, cette force serait représentée par la volonté, la motivation ou le désir qui sont les moteurs de l’action. L’onde humaine, ou magnétisme, latente en chacun et chacune de nous serait activée par la volonté, la motivation ou le désir (selon les individus), permettant d’utiliser un potentiel inconnu du cerveau humain pour agir à distance, aussi bien dans l’espace que dans le temps (mais cette « force » se propagerait en un temps nul, quelle que soit la distance). Voilà une hypothèse qui ouvre de très larges perspectives.

4. Les travaux de Lakhowsky

Dans les années 1920, un physicien et biologiste français, Georges Lakhowsky, a été l’un des premiers à étudier les relations entre les radiations cosmiques et les phénomènes vitaux. Il fut en quelque sorte le précurseur de la géobiologie scientifique moderne. À travers ses livres et de nombreuses communications à l’Académie des sciences, qui parurent dans les journaux scientifiques, il construisit sa théorie selon laquelle les rayonnements cosmo-telluriques avaient une influence, bonne ou mauvaise, sur la vie.

Ses recherches commencèrent avec l’étude de l’instinct animal. On s’est toujours interrogé sur l’incroyable faculté d’orientation des pigeons voyageurs, ou sur la capacité de certains oiseaux à s’orienter dans l’obscurité.

Un autre cas étonnant est celui des lemmings des régions scandinaves, qui émigrent des montagnes de Norvège vers la mer, à l’approche de l’hiver, par groupes de plusieurs milliers, en suivant toujours la ligne droite, même s’ils doivent contourner des obstacles. Comment ces animaux trouvent-ils leur chemin ? Les naturalistes n’ont jamais su répondre à cette question troublante, sinon en évoquant un mystérieux « instinct »

Lakhowsky ne se contentera pas de cette pseudo-explication et il va développer une théorie très ingénieuse. Un jour, à Paterna, près de Valence en Espagne, il assista à un phénomène de la plus haute importance. Des pigeons avaient été lâchés, mais les oiseaux décrivaient des cercles en l’air, sans réussir à trouver leur direction. Or, à peu de distance se trouvait une station radiotélégraphique en train d’émettre. La désorientation des volatiles cessa dès que la station eut terminé ses émissions. L’expérience fut répétée à plusieurs reprises avec le même résultat. Cette observation fut le point de départ de l’explication avancée par Lakhowsky.

Des recherches scientifiques ultérieures ont montré que la vie exploite l’électricité et le magnétisme depuis longtemps.

Par exemple, on sait aujourd’hui que les racines des plantes possèdent, au niveau de la coiffe (extrémité de la racine), une partie sensible à la gravité leur permettant de pousser dans le bon sens pour s’enfoncer dans la terre afin d’y trouver de la nourriture.

Les fourmis, quant à elles, ont leur organe de Johnston, constitué de petits canaux crâniens remplis de particules sensibles aux champs magnétiques terrestres, qui leur permet de se situer par rapport à ces champs magnétiques et de s’orienter.

Il existe en chaque être vivant des champs électriques extrêmement complexes et subtils qui imprègnent les tissus, les muscles, les os, les cellules. Ces champs interfèrent avec ceux qui sont présents dans l’environnement. L’existence de ces champs électriques a été découverte par la science officielle durant les années 1940-50. Ils sont présents dans les êtres humains mais aussi chez les animaux, les végétaux, et également dans le protoplasme. On les appelle les champs V, des champs bioélectriques et électrodynamiques qui sont caractéristiques des êtres vivants. La Terre elle?même est un réseau inextricable d’énergie électrique, et
son champ magnétique est rendu encore plus complexe par les minéraux, l’eau, les roches, et aussi par les structures artificielles humaines. Tous ces champs interagissent d’une façon extrêmement complexe, et les formes vivantes sont affectées physiquement et mentalement par ces interactions.

On sait également que les poissons étaient autrefois anatomiquement bâtis pour agir comme des détecteurs de charges de dispersion. La grande majorité des requins, raies et chiens de mer possède des petites ouvertures cutanées de canaux, disséminées sur la tête et autour des mâchoires. Ces canaux se regroupent sur le nez, sous l’oeil et l’extrémité de la mâchoire inférieure, et forment ainsi des amas cellulaires sensoriels que l’on appelle LES AMPOULESde Lorenzini, du nom de l’anatomiste italien qui les décrivit au siècle dernier. On s’est longtemps interrogé sur l’utilité de ces capteurs, et il fallut attendre 1962 pour découvrir que l’on avait affaire à l’une des structures les plus électrosensibles jamais trouvées.

Les expérimentations ont mis en évidence la capacité de la raie bouclée d’être sensible à une variation de voltage de 0,01 microvolt, ce qui signifie qu’elle peut détecter un champ électrique plusieurs milliards de fois plus faible que celui produit par le courant domestique que nous utilisons.

Les poissons marins engendrent un courant et des gradients de potentiel de basse fréquence, alors qu’ils se déplacent dans l’eau salée et que celle-ci traverse leurs branchies. Ces champs sont détectables à distance, comme l’a prouvé une série d’expériences portant sur la roussette. Celle-ci peut déceler un carrelet enfoui sous plusieurs centimètres de sable, la nuit, en eau trouble. On aapporté la preuve que les repères de la roussette sont bien de nature électrique, en enrobant des carrelets dans de l’agar-agar (une gélatine à base d’algue) qui laisse passer le courant électrique mais dissimule le poisson à la vue, à l’ouïe et à l’odorat. Les expériences ont clairement montré que les roussettes localisaient facilement les poissons isolés dans le bloc de gélatine, mais qu’elles ne décelaient pas la présence de morceaux de carrelets morts placés dans les mêmes conditions : les roussettes n’étaient attirées que par le champ électrique généré par les poissons vivants. Par la suite, on découvrit qu’une feuille de polyéthylène avait la propriété de protéger le carrelet vivant de la voracité des roussettes. La Marine américaine a mis à profit cette découverte pour tester des protections contre les requins, constituées de sacs en polyvinyle dans lesquels les marins naufragés peuvent se glisser. Une autre constatation s’est dégagée des expériences menées sur les roussettes : quand un poisson traverse le champ magnétique terrestre en nageant d’ouest en est, il joue le même rôle que le disque de cuivre de Faraday du premier générateur électrique: il engendre un courant électrique qui traverse le poisson, et induit un champ électromagnétique détecté par ses ampoules de Lorenzini. C’est-à-dire que la roussette, en se déplaçant, acquiert un compas électromagnétique qui lui permet de s’orienter non seulement par rapport à ses propres détecteurs, mais aussi en fonction des champs produits par les courants océaniques qui interfèrent avec le champ magnétique terrestre.

De nombreux animaux agissent de même. Ainsi, en 1975, Richard Blackmore, de l’université du Massachusetts, découvrit que les bactéries possèdent une sensibilité magnétique, et qu’elles se servent de la déclinaison du champ magnétique terrestre pour se diriger, luttant contre les mouvements aléatoires des molécules d’eau autour d’elles et se dirigeant vers la riche vase des fonds. C’est grâce à cette faculté que les micro-organismes en bâtonnets se déposent toujours en direction du nord magnétique sur les lames des microscopes.

Grâce au microscope électronique, on a pu montrer que ces micro-organismes contiennent des microcristaux de magnétite, matériau ferreux sensible aux champs magnétiques. De semblables magnétites ont, depuis, été découvertes dans l’estomac des abeilles, dans les os du crâne de certains poissons migrateurs, etdans les sinus et la partie supérieure des coussinets plantaires des chats. C’est également le cas pour les pigeons qui possèdent entre la paroi du crâne et le cerveau, sur le côté droit de la tête, un infime dépôt de ferritine magnétique, qui est une protéine capable de fixer le fer.

Des recherches menées à l’université de Lund, en Suède, ont encore montré que même si les oiseaux naissent dotés de ce compas naturel, ils doivent l’étalonner eux-mêmes. Des oisillons gobe-mouches noirs ont été placés, durant les douze premiers mois de leur vie, dans des nids fermés garnis de bobines de Helmholtz faisant subir au champ magnétique une rotation de 90°, de telle sorte que le nord magnétique était devenu pour eux l’est.

Lorsqu’on les replaça sous l’influence magnétique naturelle, ils ignorèrent les repères visuels et s’envolèrent dans une direction perpendiculaire à leur route migratoire traditionnelle, conformément au champ magnétique déplacé dans lequel ils avaient été tenus au début de leur existence. Ils n’étaient plus capables de s’orienter correctement. Sans intervention humaine, les malheureux oiseaux seraient morts quelque part dans les régions glacées de l’Atlantique Nord (les gobe-mouches nidifient en Europe du Nord, mais ils émigrent pour passer l’hiver en Afrique tropicale).

Ces quelques exemples nous montrent à quel point l’utilisation du magnétisme est une chose naturelle pour beaucoup d’animaux. Pourquoi n’en irait-il pas ainsi pour l’être humain?

On sait aujourd’hui, grâce entre autres aux travaux du professeur Yves Rocard, que les êtres humains perçoivent le champ magnétique terrestre (ce qui explique d’ailleurs les mouvements de la baguette de sourcier et les oscillations du pendule). On sait aussi que les êtres vivants possèdent un champ bio?électromagnétique, que l’on appelle l’aura.

Cependant, la théorie de Lakhowsky va plus loin: selon elle, tous les êtres vivants non seulement émettent des radiations, mais sont également capables, à de très rares exceptions près, de recevoir et de transmettre des ondes. La faculté d’orientation des animaux serait donc le résultat de l’émission et de la réception des ondes électromagnétiques et des ondes cosmiques.

Ainsi, avant l’heure, Lakhowsky avait prévu l’existence de l’aura (scientifiquement parlant) et la faculté de perception du champ magnétique. Continuant sur sa lancée, il décrivit la cellule, élément constitutif des tissus animaux et végétaux, comme un circuit oscillant naturel doué d’une longueur d’onde déterminée et très courte.

De fait, la cellule est constituée du protoplasme entouré de la membrane cellulaire. Dans le protoplasme se trouve le noyau qui est formé d’un filament tubulaire contenant le liquide conducteur enveloppé dans une substance chromatique isolante. Voilà qui ressemble fort au circuit oscillant de Hertz. C’est un véritable circuit électrique doué de self-induction et susceptible d’osciller et de résonner à une fréquence très élevée.

La bobine d’induction est constituée par la spire que représente le filament du noyau, le condensateur est formé par la capacité entre les deux extrémités du filament lui-même.

Lakhowsky en déduit que la vie est constituée par des oscillations de cellules, et donc qu’elle naît de la radiation puis qu’elle continue à être liée à la radiation. C’est l’harmonie des vibrations cellulaires qui assure des fonctions vitales normales. Que survienne un déséquilibre de ces vibrations, et c’est la maladie. Ainsi, lorsque pour une raison ou une autre l’isolement du filament du noyau est détruit, il n’est plus possible à la cellule d’osciller, et c’est la mort.

La fièvre, phénomène encore mystérieux, si courante au cours des maladies, trouve également une explication dans la théorie de Lakhowsky, à travers l’action des microbes pathogènes. Ceux-ci, également constitués d’une seule cellule émettrice, et en contact avec les tissus de l’organisme où ils logent, provoquent ce que Lakhowsky appelle la « guerre des radiations » avec les cellules saines. En raison de la résistance opposée par le filament du noyau, celle-ci varie par suite de causes morbides, et il se produit des variations de température donnant la fièvre et l’hypothermie (on sait qu’un courant traversant un conducteur développe de la chaleur à cause de la résistance qu’il RENCONTRE… et c’est le même phénomène qui se produirait dans le corps).

Pour Lakhowsky, les êtres vivants sont donc sensibles aux radiations extérieures. Certaines études ont montré une corrélation entre les éruptions solaires (taches solaires) et l’activité biologique, sans pouvoir l’expliquer. Partant de ces relations entre les radiations et les maladies, Lakhowsky s’est attaché au problème du cancer. Ses travaux ont montré que les terrains constitués d’argiles plastiques et de marnes peuvent favoriser le développement des cancers. Des statistiques dressées dans les années 1920, pour diverses villes françaises, anglaises, suisses et italiennes, ont montré que la proportion la plus forte de cancers était celle où le terrain était formé d’argiles, de marnes et de minerai de fer (le taux le plus élevé revenait à Nancy avec 1,95 cas pour mille habitants); alors que la plus faible était celle où le terrain était constitué de sables et de graviers (le meilleur emplacement étant celui de Genève, avec 0,5 cas pour mille habitants). La raison en est simple : les terrains conducteurs imperméables aux ondes, c’est-à-dire ceux constitués d’argiles, de dépôts carbonifères et de minerai de fer, donnent des COURANTS INTENSES par suite de réflexions et de diffusions qui se créent à la surface du sol, provoquant un nouveau champ de radiations interférentes. L’eau est isolante quand elle est privée de sels (ce qui est le cas quand elle est courante ou quand elle séjourne sur des terrains sablonneux, comme à Genève); ou au contraire conductrice si elle est riche en sels (comme c’est le cas à Nancy) : elle serait ainsi cause d’une densité faible ou forte de cancers. Bien sûr, ces facteurs ne sont pas les seuls à être en cause, mais ils constitueraient, selon Lakhowsky, un terrain plus ou moins propice à l’apparition de la maladie.

Lakhowsky a transposé ses hypothèses de la théorie à la pratique. Après avoir obtenu de bons résultats sur des plantes atteintes du cancer provoqué par le Bacterium tumefaciens, et sur des animaux, il est passé aux applications cliniques dans divers hôpitaux. Dans ce but, il a fait usage de circuits oscillants, ceux?ci étant constitués d’une spire de fil métallique isolé placée autour du sujet à traiter. Ces circuits peuvent être réalisés sous forme de ceinture, de collier ou de bracelet. Le calcul de longueur d’onde et de fréquence d’un circuit oscillant est très simple. La longueur d’onde est égale au diamètre du circuit divisé par deux (soit le rayon). La fréquence est égale à la vitesse de la lumière (c) divisée par le rayon (R). Par exemple, pour un circuit oscillant de trente centimètres de diamètre:

1. La longueur d’onde sera égale à trente centimètres (diamètre) divisés par deux, soit quinze centimètres (c’est-à-dire le rayon).
2. La fréquence sera égale à 300 000 000 m/s (c, vitesse de la lumière arrondie) divisée par 0,15 (rayon en mètre), soit 2 GHz, c’est-à-dire 2 000 000 000 de vibrations par seconde.

Le célèbre collier Lakhowsky est un circuit oscillant ouvert, c’est-à-dire que le cercle n’est pas fermé (comme un torque gaulois). Les métaux constituants sont l’argent, le cuivre, l’étain, le fer, le nickel, l’or et le zinc.

Le principe en est fort simple : l’ensemble vibre parce qu’il crée un « plus » et un « moins » en étant ouvert (c’est aussi le principe des éclateurs, dont nous parlerons plus loin), et communique sa vibration.

La théorie de Lakhowsky voulant que la maladie soit un déséquilibre oscillatoire, le circuit en vibrant produit une onde d’une certaine longueur (égale, comme nous l’avons vu, au rayon du circuit) et d’une certaine fréquence (c/R), qui agit par effet de résonance en venant suppléer l’oscillation. L’onde engendrée correspond à une énergie vibratoire naturelle. En simplifiant à l’extrême, n’importe quel morceau de métal tordu selon le circuit de Hertz peut devenir un appareil vibratoire.

Travaillant toujours sur le cancer, Georges Lakhowsky a mis au point un appareil devant être fixé au lit du malade, et appelé par lui pour cette raison « lit-radio-cellulo-oscillateur ».

Cet appareil a deux lampes triodes placées symétriquement qui sont alimentées par du courant alternatif, tant pour la tension de la plaque que pour le chauffage des filaments. Les deux grilles sont au filament. L’accouplement est rendu variable par une rotation de l’une des spires. Les ondes produites s’étendraient sur la gamme de deux à dix mètres.

Selon le professeur Sordello Attilj, de Rome, des améliorations et même des guérisons furent obtenues sur des malades (dont des cas de cancer généralisé) de l’hôpital San Spirito de Rome, grâce aux appareils de Lakhowsky.

Georges Lakhowsky a condensé sa pensée dans ce triple principe:

1. La vie naît de la radiation
Est entretenue par la radiation
Est supprimée par tout déséquilibre oscillatoire.

Avec les travaux de Lakhowsky, les ondes de forme sont passées du domaine de la magie à celui de la science.

Aujourd’hui, la recherche continue même si elle reste officieuse, et nous avons inventé le terme de < parapsychologie » (pourtant très impropre) pour ces études. Alors qu'ils restent parfois en marge de la science officielle, certains chercheurs travaillent sur cette « nouvelle » science, et permettent de lever un peu plus le voile du mystère, comme nous allons le voir en survolant brièvement certaines recherches et théories modernes.

Musique industrielle et paganisme

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MUSIQUE INDUSTRIELLE ET PAGANISME

MUSIQUE INDUSTRIELLE ET PAGANISME
article de Stéphane François
La musique est un vecteur d’identité comme l’a mis en perspective l’ouvrage collectif, Musique et politique. Les répertoires de l’identité, (Darré A. 1996).
Alain Darré y écrit que la musique est un « Fait social total [qui] entretient des rapports complexes avec l’univers social. Elle occupe en effet une position devenue centrale au sein des éléments qui structurent notre perception du monde, l’entendu rivalisant plus que jamais avec le vu ou le lu. » [1] En outre, « Le social est en effet au cœur des processus de production et de réception du musical. Il en détermine largement les développements, fonctions, significations. Dans un jeu de miroir permanent, le musical réfléchit, exprime l’espace social qui l’investit à son tour en lui insufflant de nouveaux sens. ‘‘Bien culturel’’ générateur de ‘‘pratiques culturelles’’ l’objet musical n’est pas de l’ordre du donné mais du construit, produit d’un ‘‘ici et maintenant’’ où s’enchevêtre codes, normes, valeurs, stratégies d’innovation-reproduction » [2], en perpétuelle construction. La musique peut être aussi un support d’engagement, à la fois individuel (celui qui écoute) et/ou collectif (ceux qui jouent), de résistance à la domination culturelle ou politique.
En effet, sont apparues dans les années quatre-vingt, à la fois le « rock alternatif » au discours gauchisant et le « rock identitaire » au discours d’extrême droite, succédant tous deux au rock engagé, à gauche, et à la redécouverte des musiques régionalistes, folk, et ethniques, des années soixante-dix.
La musique est donc un facteur de conscientisation. De fait, elle est un révélateur social, générateur de symboles politiques mais aussi de symboles religieux (gospels) et communautaires (rap, musique yiddish). Malheureusement, cet ouvrage collectif ne s’attache qu’à l’aspect politique et communautaire du phénomène. Nous pouvons pourtant l’étendre au domaine religieux, voire au domaine politico-religieux, comme par exemple dans cette étude sur la musique « industrielle » et le paganisme.
Les travaux de Michel Maffesoli, d’Alain de Benoist, de Jacques Marlaud [3] ou de Sigrid Hunke [4], ont montré, ou veulent démontrer, la persistance d’une forme de paganisme à notre époque. Maffesoli le perçoit dans le comportement tribal et certaines pratiques culturelles, de Benoist le voit dans le folklore et la philosophie, Marlaud et Hunke le sentent présent dans la littérature et les arts. Toutefois, nous ne nous pencherons, dans cette étude, que sur l’une de ces cultures, la musique « Industrielle ». Mais avant d’aborder le vif du sujet, il est nécessaire de définir le paganisme.
Le paganisme est défini de la façon suivante par le Petit Larousse : « Du latinpaganus paysan. Se dit surtout, par opposition à chrétien, des peuples polythéistes ou de ce qui se rapporte à ses peuples ou à leurs dieux. Paganisme, nom donné par les chrétiens des premiers siècles au polythéisme gréco-romain, auquel les habitants des campagnes restèrent longtemps fidèles. Nom donné ensuite par les chrétiens à l’état d’une population qui n’a pas été évangélisée ».
L’historien Pierre Chuvin enrichit cette définition d’un aspect ethnique, les païens, les pagani, étant les « gens de l’endroit » et les chrétiens, les alieni, les « gens d’ailleurs » (Chuvin, 1991).
Le néo-paganisme est né aux alentours du XVIIIe siècle, mais certains datent son origine de la Renaissance (Godwin, 2002). Il se fonde sur un refus des valeurs et des dogmes des religions issues de la Bible et sur une philosophie/vision non dualiste à l’opposé du christianisme. Par sa nature, il s’oppose aux religions universalistes et prosélytes comme le christianisme et l’islam.
La principale composante cultuelle de ce néo-paganisme est une conception panthéiste (la Divinité est identifiée au monde) et/ou polythéiste (qui admet une pluralité de dieux) de la religion. Il se manifeste principalement par la réapparition, en Europe dans notre cas, de cultes consacrés aux divinités pré-chrétiennes. Le néo-paganisme peut donc être défini comme la tentative de réinvention, de reconstruction, ou de réapparition inconsciente, d’un paganisme religieux et/ou culturel dans les sociétés européennes devenues monothéistes.
Le néo-paganisme contemporain repose sur une ambiguïté : il se fonde sur une conception individualiste et moderne du paganisme par opposition au paganisme originel de l’Europe fondé, quant à lui, sur un monisme, sur le respect des traditions et sur la reproduction conformiste des pratiques religieuses de ses ancêtres. Toutefois, une partie des néo-païens, de droite comme de gauche, tente de structurer leur néo-paganisme à partir des doctrines traditionalistes et holistes de René Guénon (Sigaud, 1984) et Julius Evola (Boutin, 1992).
Il existe différentes formes de néo-paganisme religieux : la première fait référence à des divinités ou à une tradition cultuelle précise et à généralement un fondement ethnique, il s’agit la plupart du temps d’une reconstruction d’une religion pré-chrétienne fondée sur des recherches historiques, c’est le cas du courant völkisch ; la seconde renvoie à un discours écolo-panthéiste souvent de nature universaliste et à un paganisme créé de toutes pièces, la Wicca par exemple ; enfin et la troisième regroupe sous le terme générique de paganisme un choix politique et/ou philosophique.
À partir de la seconde moitié des années quatre-vingt, différents registres musicaux développant un discours païen sont nés. Ces musiques sont des phénomènes marginaux : les auditeurs sont numériquement faibles, mais l’addition de ces amateurs laisse apparaître un chiffre non négligeable. Cela représente, en France, quelques centaines de milliers de personnes.
Dans certains pays européens, comme Scandinavie, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne par exemple, ce public est plus important. Ces scènes musicales sont régies par des pratiques culturelles et par des codes vestimentaires propres mais restent des structures fluctuantes et éphémères : les amateurs de ces musiques évoluent beaucoup et dans toutes les directions.
Comme il a été dit ci-dessus, il s’agit de phénomènes marginaux et donc en tant que tel, ces milieux sont organisés de manière alternative : il existe dans chaque catégorie musicale une presse spécialisée légale vendue en kiosque et une non officielle (les « fanzines »), des circuits de production et de diffusion propres : magasins spécialisés et vente par correspondance. Cette marginalité est revendiquée et assumée. Par conséquent, le principal moyen de production et de vente des ces musiques est le « label », une petite maison de disque aux méthodes de fonctionnement souvent artisanal et/ou alternatif mais qui se professionnalise de plus en plus. Cela n’empêche pas la présence de ces registres dans les bacs des grands magasins spécialisés (souvent, malheureusement, à des prix prohibitifs). La radicalité du discours, au contenu païen ou non, est la principale composante de ces musiques.
La première de ces scènes à apparaître est la musique « industrielle » ou « indus ». Le terme « musique industrielle » est une expression générique (« Industrial music for industrial people ») inventée par Genesis P.Orridge, le leader du groupe « industriel » le plus important des année soixante-dix. Cette expression regroupe une multitude de formations musicales et de styles parfois très différents les uns des autres : cela va de la musique électronique rythmique proche de la « techno » au « néo-folk » influencé par la culture et les mythes européens, en passant par la musique expérimentale, dadaïste, futuriste, contemporaine, etc.
Les racines de cette musique nous plongent dans les années soixante-dix : les principales références citées sont les groupes allemands de musique électronique, connus sous le nom de « Krautrock ». Ces groupes revendiquent aussi une filiation avec les contre-cultures post-soixante-huitardes et leurs auteurs phares : les beatniks, les surréalistes, Nietzsche, Sigmund Freud, C. G. Jung, Wilhelm Reich , Hermann Hesse, H. P. Lovecraft. Ainsi, le paganisme de ces groupes est directement issu de cette époque. En effet, les thèmes occultistes/païens deviennent fréquents dans la culture « jeune » de cette période : dans la peinture avec les néo-surréalistes, comme le peintre suisse Giger ; dans le cinéma avec les réalisations de Kenneth Anger mais aussi avec des films comme Excalibur de Martin Boorman ou le très important Wicker man de Robin Hardy…
La période connaît aussi un essor important de la littérature de marge dont l’Heroïc Fantasy apparue à la suite de J.R.R. Tolkien. Un genre littéraire qui est, selon Paul-Georges Sansonetti (Sansonetti, 1998), une dérive d’une littérature médiévale païenne comme le cycle arthurien, celtique, les sagas scandinaves, et par les épopées anglo-saxonne de l’An mille telles que le Beowulf. L’Heroïc Fantasy a donc permis, et permet encore, la diffusion de la thématique païenne dans une population jeune.
La musique « industrielle » s’est développée principalement dans un environnement urbain, très industrialisé et fortement touché par la crise économique et sociale. Les premiers acteurs de cette scène [6] voulaient démontrer l’aliénation croissante des individus face à la technologie tout en développant des thèmes fustigeant l’individualisme ou, du moins en montrant ses travers. C’est ainsi qu’une partie de ces groupes a donné naissance à une nouvelle forme de paganisme où un discours écologique est mis en avant sur fonds de revendications tribales, communautaires et de mysticisme occulte.
Les idéologies de ces groupes contestent et/ou rejettent l’évolution de l’Occident, en particulier son matérialisme et son mercantilisme, selon deux approches : une première libertaire, tributaire des années soixante-dix. La seconde scène, la musique « europaïenne », est un sous-registre né durant la seconde moitié des années quatre-vingt, qui développe un discours proche de l’extrême droite européiste. Toutes deux ont une tendance néo-païenne.
L’un des premiers groupes de la scène industrielle à avoir développé un discours « pagano-occultiste » est Psychic TV. Il a été fondé en 1981 par Genesis P.Orridge. Le groupe est intéressant car il a eu pour particularité d’être la fenêtre d’une organisation magique : The Temple ov Psychic Youth, une dissidence de l’Ordo Templi Orientis (O.T.O.), un ordre magique développé par l’occultiste Anglais Aleister Crowley.
Le Temple ov Psychic Youth reprend la démarche de Crowley mais dans l’optique de fonder une anti-religion libertaire. Un grand nombre de musiciens de la mouvance industrielle, y compris ceux de la tendance droitière, ont fréquenté ce temple jusqu’à sa fermeture au début des années 1990, sous la pression de ligues de vertu londoniennes. De fait, le temple a surtout fonctionné entre 1981 et 1985.
Les textes de Genesis P.Orridge (via sa maison d’édition Temple Press et son label T.O.P.Y.) ont souvent été, pour une partie du public, le détonateur d’un engouement pour l’occultisme. Genesis P.Orridge reste aussi la figure emblématique de cette scène. Actuellement, ce personnage haut en couleur se passionne pour l’androgynie et le travestissement et radicalise son discours païen, ayant abandonné le Temple dévoyé par ses « disciples ».
Le paganisme de cette scène se manifeste de deux façons : le discours et la musique. Le premier cas est simple à identifier : les groupes disent simplement qu’ils sont païens et qu’ils se revendiquent de telle structure religieuse (odinisme, druidisme, chamanisme, Wicca…) ou de telle forme de pensée « paganisante ».
Dans le premier cas, le paganisme est clairement énoncé contrairement à la seconde manifestation. Celle-ci n’est pas toujours évidente sauf dans les cas de musique tribale (toutefois tous les groupes jouant ce type de musique ne sont pas forcément païens). Il faut donc chercher des indices, les comparer et les analyser : iconographie, titres des chansons, entretiens, etc.
Le paganisme peut aussi se présenter, dans cette scène, de façon esthétisante comme le montrent les propos du groupe français Stille Volk [7] : « Le paganisme est pour nous une conception esthétique de la nature, une représentation subjective de la réalité. Considérant les temps anciens, le fait d’avoir divinisé la nature engendre un rapport au sacré et en même temps une représentation artistique de la nature mais surtout une interprétation de la nature qui signifie que l’imagination a joué le plus grand rôle aux côtés de l’observation naturelle. Nous n’évoquons pas le paganisme comme une forme religieuse car pour nous toute religion est aliénation de l’individu […]. Nous refusons de nous associer à un paganisme galvaudé prétexte à des dérives politiques extrémistes que nous rejetons totalement. » [8]
Indépendamment de l’orientation idéologiques des groupes, cette scène a fait de la critique de la société industrielle occidentale et de son corollaire l’urbanisation son cheval de bataille. Il est vrai que cette musique est née, seconde moitié des années soixante-dix, au moment où l’Occident connaît une grave crise économique mais aussi une remise en question de ses valeurs. En ce sens, cette scène est l’héritière des années psychédéliques et des mouvements alternatifs mais aussi du néo-traditionalisme enclenché au XXe siècle par des personnes comme René Guénon, en réaction au scientisme et au positivisme ambiants. Ils élaborent, en outre, un discours écologique à la thématique malthusienne car ils tendent dans une large majorité vers des formes conservatrices de l’écologie radicale : la surpopulation est perçue comme le péril majeur à venir. Ce discours naturaliste fait de l’homme ou plutôt de l’humain une espèce prédatrice par sa sur-représentation dans le règne animal dont la population doit être limitée au nom de la préservation de l’équilibre naturel, la survie de la terre en tant qu’être vivant nécessitant ce sacrifice. Ainsi le groupe Belge Hybryds prône la restauration du paganisme au nom de la liberté et de la survie de l’humanité, les religions monothéistes étant décrites, dans son discours , comme des religions « totalitaires » et conquérantes voire dominatrices, destructrices de la « Terre Mère ». Les groupes industriels condamnent aussi la violence de la désindustrialisation, de la paupérisation de certains quartiers et de la montée de la société marchande, voire de la société du spectacle.
Les solutions proposées renvoient souvent aux discours des alternatifs néo-païens allemands du début du siècle (Dupeux, 1992) : retour à une vie en harmonie avec la nature où l’industrie jouerait un rôle secondaire, voire qui serait inexistante ou aurait atteint le développement décrit dans l’utopie d’Ernst Jünger, Héliopolis ; vie en communauté loin des villes où le mysticisme régnerait libérant l’homme de son aliénation à la machine et de la violence des villes. La scène industrielle s’inscrit dans la tradition du pessimisme culturel propre aux premiers alternatifs. En effet, l’évolution de la société est vue comme la manifestation d’un déclin enclenché par la société industrielle et par la « dé-spiritualisation » de la nature. Ce discours est commun aux tendances gauchisante, anarchisante et droitière de cette scène.
La tendance anarchisante professe une forme d’anarchisme anti-moderne et anti-matérialiste dont le discours a été conceptualisé récemment par l’Américain John Zerzan (Zerzan, 1988 ; 1994 ; 1999 ; 2002). Selon cette tendance, il faudrait revenir à une forme de société communautaire, auto-suffisante, égalitaire, y compris entre les sexes, de l’ère pré-technologique. Cela revient à idéaliser l’hypothétique Âge d’Or rousseauiste des sociétés de chasseurs-cueilleurs. De fait, ce discours est ouvertement anti-civilisationnel et a pour corollaire un écologisme radical. Il s’oppose aussi violemment au marxisme, trop matérialiste, et peut avoir des points de convergence avec la tendance droitière. Ces thèses se retrouvent dans les propos du groupe Belge Militia, par exemple, qui « […]s’affirme politique, idéologique et philosophique dont le but est de réfléchir sur la construction future d’une société ‘‘éco-anarchiste’’. La première partie [de sa discographie] était centrée sur la description d’une société malade et du cancer qui la ronge -avidité, religion, pouvoir- ainsi que sur ses moyens -argent, armée, industries… La seconde partie est […] un début de réponse : le retour aux valeurs primitives. Ce final [la troisième partie] doit fusionner la conscience écologique et l’idéologie anarchiste. ».[9]
Généralement, ces groupes se reconnaissent par leur musique tribale, très rythmique, et par une attitude fondée sur le néo-primitivisme aussi appelés « Modern Primitives » [10](Vales/Juno, 1989 ; 2001). Leur forme de paganisme est majoritairement néo-chamanique et assez proche des thèses de la Wicca. Le paganisme de la tendance gauchisante est plus spontané et moins décrit que celui de la tendance droitière. Il est donc plus difficile à analyser mais cela ne signifie pas pour autant qu’il soit moins important ou d’intérêt moindre que celui de l’autre tendance.
Le néo-paganisme gauchisant de type Wicca ou néo-chamaniste se pose en défenseur des libertés (de la femme, des animaux –discours anti-spéciste [11]-, etc.) et s’oppose à tout ce qui serait trop organisé et/ou hiérarchisé, ainsi qu’au contrôle croissant de l’Etat sur la société. Sur ce point, il s’inscrit dans la théorie du « totalitarisme post-démocratique » des sociétés modernes énoncé par certains anarchistes. Il condamne de façon virulente le christianisme, et les monothéismes en général, vu comme une religion totalitaire. En ce sens, il s’inscrit dans la continuité du discours de certains groupes anarchistes « conventionnels », si tant il est possible de parler d’anarchisme conventionnel.
La tendance droitière, la scène « europaïenne », est apparue vers 1984. Toutefois, l’ »ancêtre » de ce registre est un Américain, Robert N. Taylor, l’un des membres du groupe Changes, fondé en 1969. Celui-ci fit partie, dans les années soixante, de la secte sataniste The Process (Introvigne, 1997) puis de la Rune Guild, un groupe de partisans de la religion nordique fondé par Edred Thorsson (pseudonyme de Stephen Flowers) et se situant à l’extrême droite. Il s’enracine alors dans un occultisme occidental qui disparaîtra au profit de la religion des Vikings. Et, déçu par les années psychédéliques, en particulier à cause de l’évolution matérialiste des hippies, et marqué par les thèses nietzschéennes et spenglériennes, il évoluera, par la suite, vers des positions droitières. Il fut pourtant membre des Weathermen, un groupuscule d’activistes radicaux qui ont commis des attentats à la fin des années soixante.
Cette scène europaïenne [12] ou « dark folk », les deux expressions étant synonymes, mais nous préférons afin d’éviter toute ambiguïté le terme europaïen, transcrit ce que cette musique veut faire transparaître : l’éloge d’un paganisme ethnique européen révolutionnaire-conservateur [13].
Les thèmes de cette scène portent principalement sur le paganisme européen, cependant ils n’en ont pas l’apanage, la tendance gauchisante s’y référant aussi mais pas de façon systématique, la thématique étant trop connotée, et/ou sur l’histoire des périodes sombres de l’Europe (François S. 2003). Ainsi en 2002, la revue gothique française Elegy a consacré un dossier au paganisme, concrétisant un intérêt assez fort pour être abordé (Elegy, n°19, 2001-2002).
L’auteur de ce dossier, « Barberousse » est un acteur de la scène europaïenne, via son groupe His divine grace. L’article défend l’idée du paganisme en tant que tradition et en tant que weltanschauung, c’est-à-dire vision du monde. L’auteur montre qu’il connaît bien le sujet et le contenu des thèses néo-droitières sur le paganisme, sans les citer, mais le point intéressant, dans cet article, est la référence explicite, et suffisamment rare pour être signalée, au livre d’Alain de Benoist le maître à penser de la Nouvelle Droite, Comment peut-on être païen ? (de Benoist, 1981).
En effet, il est peu courant de voir cet auteur cité dans une publication tout public, ce magazine était vendu en kiosque avant sa disparition. De fait, L’idéologie de ces groupes s’inscrit dans une large mesure dans les courants représentés par la nébuleuse de la Nouvelle Droite, notamment le paganisme et le nationalisme européen. Cependant, la frontière entre la droite radicale, les milieux alternatifs à l’origine de ce mouvement et les libertaires est parfois difficile à situer : ces groupes restent très proches des autres courants idéologiques de la mouvance originelle.
Ces groupes, reprenant les thèses de Julius Evola, d’Aleister Crowley (Pasi, 1999) et de la Nouvelle Droite, insistent sur les origines chrétiennes de la mentalité égalitaire opposée à l’aristocratisme supposé du paganisme, hégémonique dans le monde moderne, sur le processus de dévirilisation du spirituel, la victoire de « la Lumière du Sud » sur « la Lumière du Nord », pour reprendre des expressions évoliennes, qui l’accompagne historiquement, et sur ses avatars dans le droit naturel.
L’intérêt pour l’Antiquité païenne cache donc en fait l’éloge de la société organique et hiérarchisée où chacun a une fonction précise et non interchangeable. L’égalitarisme est aussi rejeté pour son origine orientale : il serait un avatar des « religions du désert », c’est-à-dire des religions monothéistes. Cet aspect extra-européen est, selon eux, dangereux pour la survie de la culture européenne.
Le christianisme est aussi condamné au nom du droit des peuples à rester soi-même : « Dans l’ancienne Europe, les peuples étaient, pour la plupart, forcés de se convertir au christianisme. Ces religions avaient pour but de contrôler les gens. On les empêchait de penser par eux-mêmes en leur inculquant la peur du démon. » [14]
Les formations ont aussi été influencées par la conception des Indo-Européens faites par des auteurs comme Evola et par les héritiers de sa pensée assimilant la notion linguistique d’indo-européen à une population d’origine nordique. Il s’agit d’une conception quasi-mystique et traditionaliste (refus de l’idée d’évolution) du caractère ethnique des Indo-Européens, à l’opposé de la vision d’un Dumézil pour qui les Indo-Européens sont le témoignage d’un chapitre de l’histoire des hommes. Ils considèrent donc que la civilisation européenne est originaire du cercle polaire, théorie héritée des thèses de Jean-Sylvain Bailly, et reprise par René Guénon et Julius Evola, et enfin par les néo-droitiers [15].
Ce goût pour les études indo-européennes incite les membres de cette scène à approfondir leur culture dans ce domaine, qui est souvent lacunaire voire inexistante. Les travaux de Dumézil sont, d’ailleurs, souvent cités dans les œuvres à lire aux côtés des publications de la Nouvelle Droite mais, cependant, nous pouvons douter que tous ces auteurs soient réellement lus.
Parmi les formes de paganisme ayant un intérêt pour cette scène, nous trouvons le mithraïsme. Ainsi le nom « Sol Invictus », du groupe du même nom (les premiers CDs du groupe portaient la mention latine « Sol Veritas Lux » : « soleil vérité lumière » sous entendu : à l’opposé du christianisme), renvoie explicitement aux religions orientales de l’Empire romain et au dieu persan Mithra qui est devenu par la suite un culte, viril, important dans l’Empire et le concurrent direct, selon Ernest Renan, du christianisme. De fait, l’intérêt pour l’Antiquité romaine porte, essentiellement, sur les empereurs persécuteurs des chrétiens, Dioclétien ou Julien l’Apostat, l’empereur qui a voulu rétablir le paganisme. Cet intérêt se manifeste par des voyages.
Ainsi, « Kadmon », unique musicien, féru d’occultisme, du groupe autrichien Allerseelen (« fête des morts »), a visité les vestiges européens des temples dédiés à ces divinités. Il a d’ailleurs tiré une brochure de ses voyages (Aorta numéro 19 : « Mithras »).
Ces références à Mithra se retrouvent dans un certain nombre de groupes dont Blood Axis (groupe américain composé de Michael Moynihan). Une compilation dédiée à ce culte a même été publiée par le label français Athanor (Mysteria Mithrae). Ces groupes, surtout Blood Axis, insistent sur l’origine indo-européenne des Persans et de leurs cultes, que ce soit Mithra ou le Manichéisme.
Il existe aussi un intérêt important pour le celtisme. Ainsi, le musicien français Thierry Jolif de Lonsaï Maïkov a publié plusieurs articles et textes sur ce sujet ( Jolif T., 2004 ; Jolif T. et Gattegno D., 2002 ; Jolif T., 2002a ; 2002b ; 2001a ; 2001b ; 2000). Cependant, il reste faible par rapport à la fascination nordique. En effet, les symboles et les références nordiques sont omniprésentes dans cette scène. Toutes les tendances idéologiques de ce courant musical les utilisent et les revendiquent. Cela se manifeste de plusieurs façons : utilisations courantes de runes sur les pochettes des disques (compacts ou microsillons), par des textes inspirés des Eddas, ces recueils de poèmes islandais du XIIIe siècle, par les noms de labels ou des groupes (L.O.K.I. Foundation, Dagda Mor, Skald…) et par les illustrations des disques. Ainsi, la magie runique est conseillée car : « Les runes sont donc des voies d’éveil, pour qui veut s’intéresser à la tradition indigène de l’Europe, elles sont indispensables pour communiquer avec l’essence divine. » [16]
Ainsi, la musicienne Andrea Haugen, du groupe Hagalaz Runedance, est l’auteur d’un livre sur la magie nordique, The ancient fires of Midgard (Haugen, 2003), abordant notamment les thèmes des liens entre la vision païenne du monde et le respect de la nature : « The ancient Fire of Midgardtraite de la spiritualité nordique et de la compréhension païenne de la vie. Je parle de la société moderne et des dommages causés par les religions patriarcales monothéistes. J’étudie aussi les mythes et la magie nordique, les mystères de la féminité, les anciennes traditions, les rites saisonniers, les arbres sacrés, les herbes, la communication avec l’âme des animaux…. Ce livre, comme toutes mes créations, est basé sur mes propres expériences, observations, études ou pensées personnelles. Je souhaite poussée chaque individu à rechercher la sagesse de ses ancêtres païens afin de comprendre les mystères de la nature et, surtout de se trouver soi-même… » [17]
Ailleurs, cette musicienne affirme aussi que « The Germanic pagans has respect for mother earth and an understanding for her mysteries. They believed in a balance between opposite forces, a harmony between the gods and goddesses, male and female, light and dark, positive and negative. We need all elements that exist around us and within us. They knew that nature is an eternal cycle. The ancient belief came from their knowledge, and the fanciful tales of mythology only reflect the reality of life in Midgard (earth). Pagan traditions in general have no restricting dogmas that tell the individual how to think. Spirituality, or religion, was once the way to open and expand the individual’s mind and enhance his or her natural possibilities. Not to close the mind, blind, frighten and suppress his or her natural potentials as we have witnessed with the dominating patriarchal, dogmating religions. » [18]
De fait, elle défend un héritage nordique de type völkisch, celui-ci pouvant être défini comme une reconstruction d’une préhistoire germanique largement imaginaire : « C’est mon héritage et mon droit inaliénable de garder la foi et les traditions de mes ancêtres germaniques vivantes. Je reste loyale envers mes vrais dieux. Je me considère moi-même comme étant une magicienne païenne, une sorcière et une shaman d’origine nordique. » [19]
Avant la publication de cet ouvrage, elle a animé, dans les années quatre-vingt-dix, la revue Hagalaz, du nom d’une rune, consacrée principalement à la magie et à la mythologie nordique et à la tentative de réactivation d’un paganisme nordique. En outre, le paganisme nordique est présenté comme étant individualiste. C’est la thèse du chanteur de Sol Invictus, Tony Wakeford : « J’ai toujours été attiré par le paganisme nordique parce que cela est si individualiste. Je crois à l’individu contre l’Etat » [20].
Il n’est donc pas étonnant de voir que ces groupes sont liés aux odinistes, c’est-à-dire les partisans des religions germano-scandinaves, comme l’Asatru, la Rune Guildd’Edred Thorsson ou l’Odinic Rite de l’Anglais John Yeowell. Par exemple, Tony Wakeford est membre de l’ Odinic Rite, Ian Read, le leader du groupe Fire&Ice et ancien membre de Sol Invictus, est le directeur de la version allemande de la revueRûna, organe officiel de la Rune Guild tandis que le musicien Hilmar Örn Hilmarsson, un ancien membre des groupes Psychic Tv et Current 93, est devenu successeur de Sveinbjorn Beiteinsson comme dignitaire de l’Asatru.
Par ailleurs, Sveinbjorn Beiteinsson a sorti un cd sur le label du leader de Current 93, David Tibet et a célébré le mariage païen de Genesis P.Orridge en 1983. Les liens avec les odinistes se tissent aussi par la participation de certains « prêtres » ou « prêtresses » à l’enregistrement d’albums. C’est le cas de la Néerlandaise Freya Aswynn qui a participé à l’enregistrement d’albums des groupes Current 93, Sixth Comm et surtout Fire & Ice. Elle est connue pour ses ouvrages sur la magie runique. Elle est aussi une habituée des groupes ésotériques. Elle est considérée par ce milieu comme une spécialiste des Traditions nordiques et occultistes. Elle est aussi liée à certains groupuscules proches de la Nouvelle Droite. Freya Aswynn a même publié un cd intitulé Shades of Yggdrasil en collaboration avec Sixth Comm.
Parmi les évolutions intéressantes ayant eu lieu ces dernières années, l’Américain Michael Moynihan, du groupe Blood Axis, et la Scandinave Andrea Haugen d’Hagalaz Runedance font figures d’exception : ils sont devenus des adeptes de la pensée « völkisch », c’est-à-dire païen radical, ethno-communautaire et anti-moderne, ce qui est un total retournement de leur position originelle, sataniste. En effet, Andrea Haugen, était alors membre d’Aghast, un groupe de sorcières. Ces « sorcières » s’étaient données des surnoms de très bon goût : l’une était « nacht » et l’autre « nebel », termes faisant explicitement référence à l’expression nazie « Nuit et Brouillard » désignant le système créé pour faire disparaître les Juifs et les opposants sans laisser de trace.
Connaissant les positions qu’Andrea Haugen soutenait à cette époque, il est fort probable que ces surnoms renvoyaient à un néo-nazisme revendiqué. Elle était alors membre de l’International Order of Thanateros ou I.O.T. (« L’Ordre international de Thanatéros »), une structure occultiste de tendance païenne/luciférienne proche de l’extrême droite, animée par Ian Read du groupe Fire & Ice.
Depuis elle a abandonné le discours sataniste au profit d’un paganisme scandinave comme nous avons vu précédemment. Toutefois, à cette époque, elle soutenait la proximité entre les deux : les satanistes étant, selon elle, des païens refusant l’évangélisation et la conversion forcée.
De même, Michael Moynihan considérait le satanisme comme un avatar du dieu Odin/Wotan [21] et comme une persistance du paganisme : « Ils [les odinistes] devraient se rendre compte que pour un chrétien, Votan est aussi synonyme de ‘‘Satan’’ et la façon dont les anciens dieux furent considérés comme ‘‘sataniques’’ par leur même nature. Les ‘‘satanistes’’ d’origine dans l’Europe médiévale n’étaient que des païens qui pratiquaient encore la religion de leurs ancêtres » [22].
Cette théorie, de la persistance du paganisme via une forme de sorcellerie est soutenue par l’historien italien Carlo Ginzburg (Ginzburg, 1992). Toutefois, les odinistes « orthodoxes » condamnent fermement ceux qui se réclament à la fois du paganisme et du satanisme et combattent l’amalgame fait entre le dieu Loki et le diable, amalgame due à l’Église catholique lors de l’évangélisation de la Scandinavie (Dumézil, 1986). En effet, le diable est une création chrétienne inconnue des cultures païennes européennes.
À l’époque de l’énonciation de ce discours, les années quatre-vingt, Michael Moynihan était membre de l’Eglise de Satan et était un proche du musicien sataniste, futuriste et darwiniste-racial Boyd Rice. Il était alors en contact avec le tueur Charles Manson et participait à des « Murderzines », c’est-à-dire des fanzines consacrés aux meurtres, aux viols et aux tueurs en série. Il faisait aussi une profession de foi raciste et néo-fasciste, largement influencée par les discours de la Nouvelle Droite : « Je suis tout autant intéressé par tous les groupes indo-européens et leurs régions parce que je crois qu’ils tous originaires d’un fond commun, avant de se séparer en différents endroits géographiques. Tous les fils de l’Europe font partie de la même grande famille génétique » (Ariès, 2004) [23]. Ces activités ont suscité l’intérêt du F.B.I. : il a été surveillé durant quelques années.
Depuis lors, Michael Moynihan, en collaboration avec un universitaire américain, le musicologue et spécialiste de l’ésotérisme Jocelyn Godwin, a fait un travail important en publiant aux Etats-Unis les textes de Julius Evola, un auteur très méconnu aux U.S.A., via sa maison d’édition : Domination. En outre, celui-ci publie aussi une luxueuse revue annuelle depuis 2001, Tyr : Myth, Cultur, Tradition, dans laquelle signent, outre des musiciens de la scène étudiée ici (Markus Wolff, Annabel Lee), des théoriciens de l’odinisme (Nigel Pennick, Stephen Flowers) ainsi que Jocelyn Godwin. Dans le numéro n°1, il reproduit une interview de Georges Dumézil par Alain de Benoist, parue initialement en 1978 dans le Figaro Dimanche, « Priests, Warriors, and Cultivators : An Interview with Georges Dumézil » [24].
Le numéro 2 continue dans cette veine en traduisant un autre article d’Alain de Benoist, « Thoughts on God » [25]ainsi qu’un entretien de ce dernier par Charles Champetier, « On Being Pagan : Ten Years Later. An Interview with Alain de Benoist » [26]. De fait, il se rapproche de plus en plus du paganisme élaboré par Alain de Benoist au début des années quatre-vingt.
Son courant, incarné par la revue Tyr, s’inscrit dans une vision « néo-völkisch » du monde :« It means to reject the modern, materialist reign of ‘‘quantity over quality’’, the absence of any meaningful spiritual values, environmental devastation, the mechanization and over-specialization of urban life, and the imperialism of corporate monoculture, with its vulgar ‘‘values’’ of progress and efficiency. It means to yearn for the small, homogeneous tribal societies that flourished before Christianity –societies in which every aspect of life was integrated into a holistic system. What we represent: Resacralization of the world versus materialism; folk/traditional culture versus mass culture; natural social order versus an artificial hierarchy based on wealth; the tribal community versus the nation-state; stewardship of the earth versus the ‘‘maximization of resources’’; an harmonious relationship between men and women versus the ‘‘war between the sexes’’; handicrafts and artisanship versus industrial mass-production.» [27]
Michael Moynihan et l’équipe éditoriale se définissent comme des traditionalistes radicaux s’inscrivant dans une filiation évolienne assez souple et récusent l’étiquette fasciste ou nazie qui leur a été accolée dès la parution du premier numéro. Ils considèrent ces mouvements comme des manifestations de la modernité honnie [28]. De fait, Michael Moynihan a effectué un complet retournement politico-idéologique ces dernières années. Ce qui ne l’a pas empêché, en 2001, de collaborer à une revue française de la mouvance révolutionnaire-conservatrice, donc moderne, Dualpha (Moynihan, 2001), consacrée à Evola, « Evola envers et contre tous ! ». Revue à laquelle participe un certain nombre de groupes europaïens, sous la direction de Thierry Jolif : Kadmon/Allerseelen, Robert N. Taylor/Changes, Alexander Rady/Scivias, Michael Jenkins Moynihan/Blood Axis, J.-M. Vivenza, Ain Soph et le propre groupe de T. Jolif, Lonsaï Maïkov, sans que ces liens ne soient précisés.
Thierry Jolif a aussi évolué doctrinalement pour se rapprocher des traditionalistes, tout en restant un partisan de la religion celtique. En fait, un nombre de plus en plus important de groupes se réfèrent à la pensée traditionnelle radicale (courant parfois appelé « traditionaliste-révolutionnaire »).
Nous pouvons citer, par exemple, ACTUS etScivias, des groupes hongrois qui se réclament de Guénon et d’Evola, les Autrichiens d’Allerseelen qui revendiquent la filiation avec les occultistes allemands et autrichiens du début du XXe siècle mais aussi avec les « aktionnistes », des performers gauchistes, viennois des années soixante-dix.
Rejoignant, la tendance gauchisante de cette musique païenne, la scène europaïenne, notamment le courant néo-völkisch, a élaboré un discours écologique affirmé. Ainsi, le musicien germano-américain Markus Wolff de Waldteufel, membre de l’équipe éditoriale de Tyr, affirme qu’« [il] pratique l’agriculture organique depuis plus de dix ans maintenant [en 1996]. Cela [lui] permet de [se] concentrer sur les saisons, les cycles de plantation et de récolte, et [lui] apprend à avoir confiance en [lui] et à prendre conscience d’une finalité inspirée (‘‘divine’’) dans la nature. » [29]
Ce discours écologique se retrouve dans d’autre tendance de la scène païenne « nordisante ». Ainsi, Tony Wakeford reconnaît que « l’homme a rompu le lien qui l’unissait à la nature. Nous faisons comme si nos actes n’avaient aucune répercussion sur le monde qui nous entoure. Il faut qu’on arrête de se considérer les uns et les autres en termes de races ou de classes. » [30] Tony Wakeford a été proche de la Nouvelle Droite avant de s’en éloigner.
L’une des grandes caractéristiques de cette scène est donc un ethnocentrisme qui découle à la fois du refus de l’égalitarisme et du paganisme nordiciste. Il s’agit d’une critique de toute forme d’uniformisation ou d’homogénéisation, du métissage physique au mélange des cultures (tout doit avoir une origine indo-européenne et non-chrétienne). Le métissage pourrait provoquer la destruction des cultures en particulier la culture européenne, objet de toutes les attentions. Il est pensé de plus en plus en termes culturels et historiques et de moins en moins en termes biologiques sous l’influence des évolutions de la Nouvelle-Droite. Il se retrouve en particulier dans la volonté de créer une musique purement européenne. Cela explique l’importance des musiques traditionnelles et médiévales européennes, ainsi que la musique classique, dans les influences musicales de ces formations. Parfois, elle est inspirée par la musique indienne mais cela reste rare. Cela pose des problèmes car cette musique se retrouve limitée dans son évolution. Les différents styles peuvent se mélanger mais les possibilités restent restreintes. De fait, la musique « europaïenne » peut être considérée comme une construction identitaire de la musique, une musique typiquement européenne et non réactionnaire –qui ne se cantonne pas à la reproduction des mélodies folk et/ou régionalistes- car elles admettent l’utilisation de la technologie, sans pour autant renier cet apport.
En effet, beaucoup de ces groupes reprennent des chansons traditionnelles. Claude Lévi-Strauss souligne dans L’identité que « l’identité se réduit moins à la postuler ou à l’affirmer, qu’à la refaire, la reconstruire » [31]. Plus loin dans ce texte, il affirme qu’elle n’est, en fait, qu’une « sorte de foyer virtuel » [32].
En ce sens, la musique europaïenne est une musique identitaire, l’identité, dans le cas présent, se confondant avec l’aire européenne, voire avec l’aire indo-européenne. Cette musique se définit donc comme le support d’un enracinement culturel, la civilisation européennes et ses traditions, ses folklores, et cultuel, le paganisme étant perçu comme une religion ethnique, c’est à dire enracinée dans une aire géographique, l’Europe, et ethnique, les Européens comme descendants directs des Indo-Européens.
Cet article a montré l’aspect « reconstructionniste », c’est à dire complètement récréé et réinventé, de la religion païenne de ces groupes. Il ressort que nous nous trouvons en présence d’un « bricolage » religieux dans lequel le satanisme et/ou de l’occultisme ont joué un rôle de grande importance dans l’évolution païenne ainsi que dans l’élaboration du discours païen. En effet, nous avons pu voir que les païens les plus radicaux (Hagalaz Runedance, Blood Axis, Fire & Ice, etc.) sont passés d’un satanisme ou d’un occultisme anti-chrétien virulent vers un paganisme radical.
Ce parcours se retrouve aussi dans des groupes d’extrême gauche ou alternatif. Il découle de ce constat la conclusion que nous sommes en présence d’un groupe social à la fois éminemment moderne et archaïque. c’est-à-dire postmoderne, Michel Maffesoli définissant ce concept comme étant « la synergie de l’archaïsme et du développement technologique ».
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Notes :
[1] Darré A., 1996, « Prélude. Pratiques musicales et enjeux de pouvoir », in Musique et politique. Les répertoires de l’identité, Rennes, P.U.R., p. 13.
[2] Ibid., pp. 13-14.
[3] Jacques Marlaud est membre de la Nouvelle Droite et l’un des anciens présidents du G.R.E.C.E.
[4] Hunke S., 1985, La vraie religion de l’Europe. La foi des « hérétiques », Paris, Livre-Club du Labyrinthe. Cette historienne est une militante néo-païenne allemande.
[5] Les völkischer sont apparus en Allemagne et en Autriche au début du XXe siècle. Ils développaient une pensée foncièrement raciste et anti-moderne. Depuis la Seconde Guerre mondiale, ils ont évolué vers une forme d’anarchisme ethnique et différentialiste.
[6] Nous entendons par scène tous les acteurs qui participent à la vie d’un registre musical : les groupes, les labels, les distributeurs, la presse spécialisée, les émissions de radio et le public.
[7] L’expression « Stille Volk » renvoie à un peuple de lutins de la mythologie germanique.
[8] « Entretien avec Stille Volk », 2001, Elegy, n°16, p. 26.
[9] Critique du CD de Militia, « The Black Flag Hoisted », 2000, Elegy, n° 12, p. 68.
[10] Les « Modern Primitives » sont un groupe de performers fondé en Californie à la fin des années soixante-dix par Fakir Musafar. Leur but est de contrôler, de se ré-approprier leur corps dans une société déshumanisée via des modifications corporelles de type néo-tribal.
[11] Cette doctrine postule l’égalité en droit des hommes et des animaux et se fonde sur une indifférenciation entre les deux (hommes et animaux considérés sur le même plan).
[12] Cette expression a été vulgarisée par une publication proche de Nouvelle Résistance, un groupuscule national-bolchevique, Napalm Rock.
[13] Toutefois, tous les groupes de « dark folk » n’ont pas forcément cette orientation idéologique ni cet attrait pour l’ésotérisme.
[14] Blay Y., 2002, « Hagalaz Runedance, entretien avec Andrea Nebel Haugen », D. Side n°10, p. 61.
[15] L’origine circumpolaire des Indo-Européens, soutenue par la Nouvelle Droite, date du XVIIIe siècle. Elle fut énoncée par l’astronome et mystique français, Jean-Sylvain Bailly qui avait essayé de démontrer l’origine polaire de l’Atlantide, berceau de la civilisation européenne. De fait, la théorie polaire est une part importante des corpus ésotériques occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Cf. Godwin J., 2000,Arktos. Le mythe du Pôle dans les sciences, le symbolisme et l’idéologie nazie, Milan, Archè. Ces idées ont été remises au goût du jour par l’indo-européaniste néo-droitier Jean Haudry, grand défenseur des origines nordiques des Indo-Européens.
[16] Comble J.-F., 1999, « Le mystère des runes », Elegy, n°5, p. 69.
[17] Blay Y., « Hagalaz Runedance », D. Side, art. cit., p. 60.
[18] Texte publié dans le livret de Hagalaz Runedance, « Volven », paru sur le label Well of Urd.
[19] « Aghast », 1997, Napalm Rock, n°10, p. 16.
[20] « Entretien avec Tony Wakeford/Sol Invictus », Hammer against Cross, Special Issue, sans date (début des années quatre-vingt-dix), Toulouse, p. 18.
[21] Odin est le nom scandinave et Wotan, le nom germanique.
[22] Oméga, automne 1995, France, sans pagination.
[23] Moynihan M. in Lutte du peuple, n° ?, année ?, in P. Ariès, 2004, Satanisme et vampyrisme., p. 50.
[24] de Benoist A., 2002, « Priests, Warriors, and Cultivators : An Interview with Georges Dumézil », Tyr : Myth, Cultur, Tradition, Atlanta, Ultra, pp.41-50. Parue initialement en 1978 dans le Figaro Dimanche.
[25] de Benoist A., 2004, « Thoughts on God », Tyr : Myth, Cultur, Tradition, pp. 65-77. Traduction d’A. de Benoist, « Un mot en quatre lettres », Eléments, n°95, juin 1999, pp. 18-22.
[26] Champetier C., 2004, « On Being Pagan : Ten Years Later. An Interview with Alain de Benoist », Tyr : Myth, Cultur, Tradition, pp.77-110. Parue initialement dans Elément, n°89, juillet 1997, pp. 9-21 sous le titre « Comment peut-on être païen ?. Entretien avec Alain de Benoist ».
[27] Texte figurant en quatrième de couverture sur chaque numéro de Tyr : Myth, Cultur, Tradition.
[28] Non signé, 2004, « Editorial », Tyr : Myth, Cultur, Tradition, n°2, pp. 7-8.
[29] « Entretien avec Waldteufel », automne 1996, Oméga, France, non paginé.
[30] « Entretien avec Sol invictus », 2001, D-Side, n°2, p. 63.
[31] Lévi-Strauss C., 1977, (ss. la direction de), L’identité, Paris, Grasset, p. 331.
[32] Ibid., p. 332.Première parution : Stéphane François, « The Gods looked down : la musique « industrielle » et le paganisme », Sociétés, n°88-2, pp. 109-124 [The Gods looked down est le titre d’une chanson de Sol Invictus figurant sur l’album Queen and king, Tursa, Grande Bretagne, 1992].

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« En général, les hommes, même en ce pays relativement libre, sont tout simplement, par suite d’ignorance et d’erreur, si bien pris par les soucis factices et les travaux inutilement rudes de la vie, que ses fruit plus beaux ne savent être cueillis par eux. Ils ont pour cela, à cause d’un labeur excessif, les doigts trop gourds et trop tremblants. Il faut bien le dire, l’homme laborieux n’a pas le loisir qui convient à une véritable intégrité de chaque jour ; il ne saurait suffire au maintien des plus nobles relations d’homme à homme ; son travail en subirait une dépréciation sur le marché. Il n’a le temps d’être rien autre qu’une machine. Comment saurait se bien rappeler son ignorance – chose que son développement réclame – celui qui a si souvent à employer son savoir ? Ce serait pour nous un devoir, parfois, de le nourrir et l’habiller gratuitement, et de le ranimer à l’aide de nos cordiaux, avant d’en juger. Les plus belles qualités de notre nature, comme la fleur sur les fruits, ne se conservent qu’à la faveur du plus délicat toucher. Encore n’usons-nous guère à l’égard de nous-mêmes plus qu’à l’égard les uns des autres de si tendre traitement. » Thoreau